À l’affiche dès le 7 avril

Le documentaire 'Le dernier souffle' scrute l'âme de l'Hôtel-Dieu de Montréal

Détail de l'affiche du film.
Détail de l'affiche du film.   (Gracieuseté)
Yves Casgrain | Journaliste
Journaliste
2017-03-13 12:05 || Québec Québec

Réalisé par la cinéaste Annabel Loyola, le documentaire Le dernier souffle. Au cœur de l’Hôtel-Dieu de Montréal se penche avec une grande humanité sur le quotidien de cet hôpital dont l’origine remonte au premier moment de Montréal. Avec délicatesse, Annabel Loyola a saisi les dernières palpitations de l’Hôtel-Dieu.

Loin d’être un film triste, le documentaire dépeint un lieu plein de vie. «L’Hôtel Dieu c’est une grande famille. C’est vivant!», lance la cinéaste.

Avec une grande tendresse, Annabel Loyola nous montre le quotidien de cet hôpital. «Quelques personnes m’ont confié avoir senti cette tendresse dans mon film. Je suis contente! Elle est présente grâce aux soins, à la compassion, à l’attention portée aux malades par le personnel. Jeanne Mance a été comme cela avec tout le monde. Elle soignait les Français, les Amérindiens et  même les Iroquois.»

Pour Annabel Loyola, l’esprit de Jeanne Mance est toujours bien présent à l’Hôtel-Dieu. «J’ai ressenti sa présence. Tout le monde me le disait aussi.»

Bénévole pendant deux ans

Afin de bien saisir l’atmosphère particulière qui règne au sein de l’Hôtel-Dieu, la cinéaste est devenue bénévole durant deux ans. Elle s’est intégrée à l’équipe de soins palliatifs. «Cela m’a permis de mieux comprendre la démarche de la relation d’aide. Cela m’a fait du bien de voir des gens heureux simplement parce que quelqu’un leur apportait un verre d’eau ou qu’il se tenait près d’eux sans rien dire. Je ne voulais pas prendre leur témoignage sans rien donner. Ils me donnaient trop. J’ai voulu rendre à mon tour. Ce film est un échange.»

C’est ainsi que nous avons droit à des confidences de quelques patients, certains en fin de vie. Parfois drôles, parfois touchants, ils nous plongent au cœur des combats qui font le quotidien de l’Hôtel-Dieu.

Parmi les patients qui ont accepté de témoigner, il y a la jeune Alexandra Beaudry, atteinte de fibrose kystique. Elle est restée neuf mois à l’Hôtel-Dieu sans pouvoir retourner chez-elle. «L’Hôtel-Dieu est devenu ma maison. Annabel Loyola a très bien su rendre tout ce que j’y ai ressenti ainsi que ma famille.»

Alexandra Beaudry, qui travaille maintenant dans le milieu bancaire, affirme avoir été soignée par «un personnel aimant qui se donne à 110% tous les jours pour le bien-être de leurs patients.» Elle dit avoir côtoyé des professionnels de la santé qui «font un peu plus que leur travail. Quand nous entrons à l’Hôtel-Dieu, nous ressentons un sentiment de sécurité. Nous ressentons le dévouement, l’écoute et la compassion de la part de chacun. Je crois sincèrement qu’il s’agit là de l’empreinte qu’a laissée Jeanne Mance et qu’elle a transmise à chacune des sœurs qui logent toujours dans leur couvent.»

La cinéaste a travaillé en étroite collaboration avec les Hospitalières de Saint-Joseph qui ont très bien accueilli le documentaire.

Le documentaire sera à l’affiche dès le 7 avril 2017.

 

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