Diocèse arménien du Canada

Directives pour la reprise progressive des services religieux

David Margaryan,  curé de la paroisse de la cathédrale arménienne Saint-Grégoire l’Illuminateur de Montréal.
David Margaryan, curé de la paroisse de la cathédrale arménienne Saint-Grégoire l’Illuminateur de Montréal.   (Archives Présence/F. Gloutnay)
François Gloutnay | Journaliste
Journaliste
2020-06-14 15:25 || Canada Canada

«Étant donné que les autorités accorderont éventuellement la permission de tenir des rassemblements publics intérieurs, nous devons nous préparer dès maintenant pour garantir que chaque paroisse qui ouvre ses portes et reprend ses activités liturgiques le fasse de la manière la plus sécuritaire possible», insistent les autorités du Diocèse arménien du Canada.

Si les onze paroisses que compte au Canada ce diocèse de l'Église apostolique arménienne «choisissent de rétablir les services religieux» lorsque les autorités locales le permettront, elles devront toutefois «se soumettre à ces directives» que leurs responsables religieux ont regroupé en deux étapes distinctes.

Pas question, lors de la première phase, de tenir des rassemblements à l'église. Seront toutefois permises «de courtes visites» pour la prière personnelle ou encore l’allumage d’une chandelle. «Ces visites brèves peuvent être effectuées par une seule personne ou un seul ménage à la fois, en gardant une distanciation sociale et interdiction de toucher des objets d’observances physiques», avertit-on. Les confessions privées ainsi que la rencontre individuelle avec un prêtre seront aussi permise «dans le respect de la distanciation sociale».

C'est lors de la seconde phase que les services religieux seront permis. «Les règles de distanciation sociale s’appliquent, même aux membres d’un même ménage, et la fréquentation de l’Église sera limitée par nécessité. Toutefois, lors de cette deuxième étape, «la Sainte Communion ne sera permise qu’au prêtre célébrant, au nom des fidèles».

Enfin, parce que le chant est «associé à un risque accru de transmission», les autorités de l'Église suggèrent fortement aux fidèles de «chanter uniquement en murmure».

«Je souhaite que les portes de nos églises ouvrent bientôt pour que nos paroissiens puissent y trouver force et inspiration spirituelle», lance le père David Margaryan,  curé de la paroisse de la cathédrale arménienne Saint-Grégoire l’Illuminateur de Montréal.

«Comme toutes les autres paroisses, la nôtre a vécu comme une épreuve fort difficile cette pause». La paroisse qu'il dirige, une des deux paroisses de ce diocèse au Québec, compte plus de 4000 membres. «D'un coup, ils ont dû cesser les visites à l'église, la participation aux messes, la Sainte Communion et les sacrements sauf les obsèques sous de strictes conditions.»

Pendant ces trois mois de confinement, le père Margaryan a privilégié les outils technologiques afin de rejoindre les membres de sa paroisse, qui est aussi le siège du Diocèse du Canada de la Sainte Église apostolique arménienne. Les messes dominicales ont été télédiffusées et «nous avons poursuivi les cours avec les élèves de l'école du dimanche grâce à la plateforme Zoom», dit-il. À plusieurs occasions, de la nourriture a été acheminé «à nos aînés dans les résidences où ils habitent».

«La présence de l'Église en ces temps difficiles a été appréciée», ajoute le curé de cette paroisse arménienne de Montréal.

Outre les deux paroisses du Québec, le Diocèse arménien du Canada possède des églises ou encore des paroisses sans église en Ontario, en Alberta, en Colombie-Britannique et dans les Territoires-du-Nord-Ouest. L'évêque Abgar Hovakimyan est le primat du diocèse et le représentant au Canada de Karekine II, le patriarche suprême et le catholicos de tous les Arméniens.

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