Arrêté ministériel

Québec autorise à nouveau jusqu'à 10 personnes dans les lieux de culte

Le gouvernement du Québec permet dorénavant que 10 personnes puissent se réunir dans les différents lieux de culte du Québec.
Le gouvernement du Québec permet dorénavant que 10 personnes puissent se réunir dans les différents lieux de culte du Québec.   (Archives Présence/P. Vaillancourt)
François Gloutnay | Journaliste
Journaliste
2021-01-22 16:13 || Québec Québec

Le gouvernement du Québec permet dorénavant que 10 personnes puissent se réunir dans les différents lieux de culte du Québec.

Dans un arrêté ministériel signé le jeudi 21 janvier 2021, Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux, modifie le décret du 8 janvier 2021 qui ordonnait la fermeture de tous les lieux de culte sauf pour les cérémonies funéraires.

«Un maximum de 10 personnes peuvent faire partie de l’assistance d’un lieu de culte», indique l'arrêté numéro 2021-003 déposé dans la longue liste des arrêtés et décrets qui modifient la Loi sur la santé publique.

«Une rencontre s’est tenue il y a quelques jours entre la Direction générale de la Santé publique (DGSP) et la Table interreligieuse de concertation», indique Robert Maranda, le porte-parole du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).

Sensible aux demandes de la Table interreligieuse, la DGSP a proposé «un allègement restreint afin de permettre aux fidèles de continuer la pratique de leur culte».

«En limitant le nombre à 10 personnes, on permet aux gens de continuer leur pratique des rites religieux dans un lieu sécurisé, car à 10 personnes, la distanciation sociale est facilement respectée.» 

C'est le Dr Horacio Arruda, le directeur national de la Santé publique, qui l'a soumis au ministre Christian Dubé qui l'a ensuité entériné.

Cet assouplissement s’accompagne de règles de conduite très strictes, indique toutefois M. Maranda.

Les responsables des églises, mosquées et synagogues devront «faire preuve d’une exemplarité rigoureuse» et «encourager leurs fidèles au respect des mesures sanitaires en vigueur».

Il y a aussi une interdition de chanter dans les lieux de culte, «considérant qu’il a été démontré que cela constitue une pratique à risque de transmission du virus».

De plus, le registre des présences demeure obligatoire pour chaque lieu de culte.

Si une personne a besoin de s’entretenir avec un prêtre, un pasteur, un rabbin ou un imam pour trouver du soutien ou du réconfort, «il sera permis de le faire à l’intérieur d'un lieu de culte, en dehors des rites habituels», précise le porte-parole du MSSS.

«Le MSSS est sensible à la préservation de la liberté de culte, ainsi que du bien-être psychologique et moral des personnes pratiquantes, cependant, nous n’avons d’autres choix que d’imposer les récentes mesures mises en place, à la fois pour soulager notre système de santé qui se trouve dans un état critique et pour augmenter nos chances de casser la deuxième vague de la pandémie de COVID-19», indique-t-il.

Les archidiocèse de Montréal et de Québec ont annoncé cette nouvelle à leurs communautés et paroisses respectives.

«L’archevêque [Mgr Christian Lépine] laisse aux milieux paroissiaux la liberté ou non d’ouvrir dès cette fin de semaine, d’attendre la fin de semaine prochaine, ou même d’attendre un assouplissement supplémentaire à 25 ou 250 participants, selon les possibilités et le discernement du milieu», a indiqué Mgr Alain Faubert, évêque auxiliaire et vicaire général de l'archidiocèse de Montréal dans une note acheminée vendredi après-midi.

«Chaque milieu verra à déterminer si la reprise des célébrations est envisageable ou non» cette fin de semaine, indique une note transmise par le Service des communications de l'archidiocèse de Québec. «Continuons de contribuer à ce que la deuxième vague de cette pandémie s’essouffle enfin, pour que nous puissions à nouveau déployer toute notre activité missionnaire.»

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