Federico Lombardi

Sommet sur les abus: le modérateur salue le document canadien

Le père Federico Lombardi agira comme modérateur lors du sommet sur les abus sexuels qui se tiendra au Vatican en février.
Le père Federico Lombardi agira comme modérateur lors du sommet sur les abus sexuels qui se tiendra au Vatican en février.   (CNS photo/Leo Sorel, Fordham University)
2019-01-21 10:59 || Vatican Vatican

Environ la moitié seulement des conférences épiscopales dans le monde ont adopté des directives complètes et approuvées par le Vatican pour traiter les accusations d'abus sexuels par des membres du clergé et assurer la protection des enfants, a déclaré le jésuite nommé pour modérer le sommet du Vatican sur les abus qui se tiendra en février, citant au passage le document des évêques canadiens comme exemple d’approche à suivre.

Le père Federico Lombardi a déclaré qu'environ un quart des conférences épiscopales avaient reçu des informations sur les directives proposées par la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF) et travaillaient sur des versions finales. Cela laisse 25% des conférences «en retard pour différentes raisons, parmi lesquelles la diversité des contextes culturels et la rareté des compétences disponibles».

En 2011, la CDF avait demandé à toutes les conférences épiscopales du monde d'élaborer des directives pour traiter les accusations d'abus et de les soumettre pour approbation avant la mi-2012.

Dans l'édition du 19 janvier de La Civilta Cattolica, revue jésuite révisée par le Vatican avant publication, le père Lombardi a déclaré que la réunion de février serait une occasion importante pour les évêques de partager leurs meilleures pratiques et d'assister à des conférences qui, faute de fonds ou d’expertise, n’ont pas lancé de programmes de protection et de prévention.

Le pape François a nommé le père Lombardi comme modérateur des séances générales de la réunion des 21 et 24 février des présidents des conférences épiscopales du monde, des chefs des Églises catholiques orientales et des représentants des groupes de dirigeants des ordres religieux masculins et féminins pour faire face à la crise des abus.

«Dans l'Église catholique universelle, il existe une grande richesse d'expériences, d'idées et de programmes qui démontrent non seulement la prise de conscience de la réalité de l'abus sexuel, sa gravité et sa complexité, mais aussi de ce qui peut et doit être fait pour y faire face et comment y faire face», écrit le père Lombardi dans l’article.

Le père Lombardi, qui a dirigé le bureau de presse du Vatican de 2006 à 2016 et est président du conseil d'administration de la Fondation Joseph Ratzinger-Benoît XVI, avait déjà écrit sur la réunion de février dans un article paru en décembre pour La Civilta Cattolica.

Dans cet article, il a appelé à mettre fin aux attitudes qui présument que les abus sexuels commis par des membres du clergé sont un problème seulement dans certains pays.

«Si le problème n'est pas pleinement abordé dans toutes ses dimensions, l'Église continuera à se trouver confrontée à une crise après l'autre, la crédibilité [de l'Église] et de tous ses prêtres demeurera gravement blessée» et la capacité de l'Église à proclamer l'Évangile va souffrir, avait-il écrit.

Dans l'article, il parle du document intitulé Protection des personnes mineures contre les abus sexuels de la Conférence des évêques catholiques du Canada approuvé en 2018 comme d'un exemple de document, né de nombreuses années d'expérience et de souffrance, qui va au-delà des simples procédures à suivre et traite de ce que l’ensemble de la communauté ecclésiale doit faire pour se mettre au service des victimes, promouvoir la justice et protéger les enfants.

Le père Lombardi a écrit que le fait que les conférences et diocèses des évêques du Canada et de nombreux autres aient pris au sérieux l'engagement de protéger les enfants et de venir en aide aux victimes démontre qu’«une attitude de confusion et de crainte n'est pas justifiée». «Nous devons plutôt nous engager fermement, avec détermination et radicalité, dans les attitudes positives de responsabilité, de redevabilité et de transparence.»

CIndy Wooden

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