Visite en prison

«Tous ont besoin d'être pardonnés», dit le pape

Le pape bénit un détenu lors de sa visite.
Le pape bénit un détenu lors de sa visite.   (CNS/Paul Haring)
2015-09-28 10:24 || Monde Monde

Au moment où les pèlerins présents à Philadelphie faisaient la file devant les nombreux barrages de sécurité dressés à l'occasion de la visite papale, le pape François a rencontré des gens dont l'existence est constamment sous surveillance.

Le pape a rencontré, durant une heure, les détenus de la prison Curan-Fromhold. Il est entré dans le gymnase de l'institution carcérale. Puis il a inspecté avec attention la grande chaise que les détenus avaient expressément fabriquée pour lui. Il s'est ensuite retourné vers les détenus, il a souri puis il a levé le pouce en signe d'approbation.

Alors que les États-Unis débattent d'une réforme de la justice pénale, le pape a affirmé que les pénitenciers doivent se préoccuper d'abord de la réhabilitation des détenus. Il a insisté sur le fait que personne n'est parfait et que tous ont besoin d'être pardonnés. Des parents de détenus, des responsables de la prison et des dirigeants politiques étaient présents, dont le maire de Philadelphie, Michael Nutter.

Être prisonnier est une expérience douloureuse, a-t-il ajouté.  «Toute société, toute famille, qui ne peut pas partager ou prendre au sérieux la peine de ses enfants, et voit cette peine comme une chose normale ou bien prévisible, est une société condamnée à demeurer otage d’elle-même, proie de tout ce qui provoque cette peine.»

Le pape a dit que Jésus «nous enseigne à voir le monde par ses yeux, des yeux qui ne sont pas scandalisés par la poussière que chacun traîne le long du chemin». Jésus nous demande d'accorder une nouvelle chance aux détenus, à leurs familles, aux autorités carcérales et à l'ensemble de la société.

«La vie, c’est avoir les pieds sales à cause de la poussière des routes de la vie et de l’histoire. Tous, nous avons besoin d’être nettoyés, d’être lavés.»

Le pape a expliqué que Jésus a lavé les pieds de ses disciples, rappelant qu'à cette époque, les gens portaient des sandales sur des routes poussiéreuses. Tous avaient besoin de laver leurs pieds.

«La vie est un voyage, au long de différentes routes, de différents chemins, qui laissent leurs marques sur nous», a dit le pape. «Nous savons dans la foi que Jésus va à notre recherche. Il veut guérir nos blessures, soulager nos pieds meurtris en voyageant seuls, laver chacun de nous de la poussière de notre voyage.»

Cindy Wooden, Catholic News Service
Traduction et adaptation: Présence - information religieuse

 

du même auteur

Des infirmières portant un masque se tiennent devant une statue du pape Jean-Paul II à Wadowice, en Pologne, à l'occasion d'une cérémonie soulignant le 100e anniversaire de naissance du saint le 18 mai 2020.
2020-05-22 15:09 || Monde Monde

Photo du jour - 22 mai 2020

Des gens marchent dans la ville d'Idlib, en Syrie, le 18 avril 2020.
2020-05-20 16:38 || Monde Monde

LETTRE OUVERTE. Soutenir d’autres travailleurs essentiels

Devant la COVID-19, l'auteur propose de «commencer à réfléchir à des gestes, à des lieux et à des temps de ritualisation, de guérison et d’apaisement».
2020-05-08 18:25 || Québec Québec

LETTRE OUVERTE. Un chantier de deuil collectif se dresse devant nous

articles récents

La Sûreté du Québec a arrêté un total de huit membres des Clercs de Saint-Viateur entre le 23 et le 30 juin 2020.
2020-06-30 17:05 || Québec Québec

Nouvelles arrestations de Clercs de Saint-Viateur

Les pères Jean Pilon, 78 ans, et Raoul Jomphe, 86 ans, ainsi que les frères Gérard Whissell, 81 ans, Roger Larue, 88 ans, et Laurent Madore, 83 ans, ont été arrêtés à Joliette, à la Résidence Saint-Viateur ou à l'infirmerie de cette congrégation internationale.
2020-06-23 10:49 || Québec Québec

Cinq Clercs de Saint-Viateur arrêtés ce matin à Joliette

Une décision de la Cour suprême des États-Unis rendue le 15 juin 2020 confirme que les personnes LGBTQ ne peuvent être discriminées sur le lieu de travail.
2020-06-23 09:58 || Monde Monde

LGBTQ et Église: l'impact de la décision de la Cour suprême reste à voir