Attentat de Lahore

Le pape demande au Pakistan de protéger ses minorités religieuses

Des proches des victimes de l'attentat de dimanche à Lahore réunis autour d'un cercueil lors des funérailles du lundi 28 mars 2016.
Des proches des victimes de l'attentat de dimanche à Lahore réunis autour d'un cercueil lors des funérailles du lundi 28 mars 2016.   (CNS photo/Rahat Dar, EPA)
2016-03-29 12:45 || Vatican Vatican

Peu après l’attentat de Lahore, au Pakistan, qui a tué 73 personnes le jour de Pâques, le pape François a demandé au gouvernement pakistanais de mettre en place diverses mesures afin d’assurer la sécurité des chrétiens et des autres minorités religieuses du pays.

Faisant allusion à l’attentat de Lahore qui a également fait 300 blessés, le pape a affirmé que «Pâques a été ensanglantée par une attaque hideuse perpétrée contre plusieurs innocents, des familles chrétiennes pour la plupart, dont un grand nombre de femmes et d’enfants qui célébraient joyeusement les vacances de Pâques, dans un parc».

Après avoir récité la prière «Regina Coeli» en compagnie de pèlerins s’étant massés sur la Place Saint-Pierre, le lundi 28 mars, le pape a qualifié l’attentat de Lahore de «crime lâche et insensé».

Cet attentat a été revendiqué par Jamaat-ul-Ahrar, un mouvement djihadiste associé aux Talibans. Ce groupe terroriste a admis avoir délibérément ciblé les chrétiens qui célébraient Pâques.

Le pape a exhorté «les autorités civiles et toutes les composantes de la nation [pakistanaise] à faire tout ce qui est possible pour restaurer la sécurité et la tranquillité de la population, en particulier celle des minorités religieuses les plus vulnérables».

«La violence et la haine meurtrière n’engendrent que douleur et destruction; seul un climat fondé sur le respect mutuel et la fraternité permet d’établir la paix», a-t-il ajouté.

Avant de réciter un «Je vous salue Marie » à la mémoire des victimes et de leurs familles, le pape a demandé aux fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre de prier Dieu afin que celui-ci «retienne la main des agresseurs qui sèment la violence, la terreur et le mort sur leur passage, afin que l’amour, la justice et la réconciliation puissent régner dans notre monde».

Dans le discours qu’il a prononcé avant diriger la prière des fidèles, François a insisté sur la nécessité pour les chrétiens d’aligner leur conduite sur l’espérance de la Résurrection.

«La vie a triomphé de la mort. La miséricorde et l’amour ont triomphé du péché», a-t-il affirmé.

Cindy Wooden, Catholic News Service
Trad. et adapt. F. Barriault, pour Présence

 

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