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Lettre ouverte

Homosexualité et psychiatrie: le pape François et le mot de trop

Le pape François répond aux questions des journalistes à bord de l'avion le ramenant de Dublin, en Irlande, le 26 août 2018.
Le pape François répond aux questions des journalistes à bord de l'avion le ramenant de Dublin, en Irlande, le 26 août 2018.   (CNS photo/Paul Haring)
2018-08-27 14:42 || Monde Monde

Le pape François a subi les foudres des médias et surtout celles des utilisateurs de médias sociaux, ce lundi matin, pour avoir «recommandé (sic) la psychiatrie pour les enfants aux penchants homosexuels». Honnêtement, je crois que ce tollé eût été justifié si le pape avait dit ce que les grands titres laissaient entendre. Mais il ne s’agit pas de cela. Avant de lancer la pierre, il convient de creuser un peu le fond de la pensée du pape au sujet de l’homosexualité, et en particulier ce qu’il a dit précisément dans l’avion qui le ramenait de Dublin à l’issue de la Rencontre mondiale des familles.

Le contexte est à prendre en compte ici: le pape revient d’un séjour en Irlande, un pays à très forte majorité catholique où les transitions culturelles et sociales actuelles concernant la place de la religion ressemblent un peu à celles vécues au Québec dans les années 1970 et 1980. Ces changements y sont rapides et radicaux. En quelques années à peine, le mariage entre personnes de même sexe et l’avortement viennent d’y être légalisés après référendum. Le divorce? En 1993. C’est dans ce contexte social, donc, que la question est posée par un journaliste hispanophone qui lui présente la situation d’un père dont l’enfant viendrait de lui confier son homosexualité. Que lui conseillerait-il?

Entendons-nous, il s’agit d’une question d’ordre pastoral. On ne demande pas au pape un traité théologique ni une position officielle de l’Église (qui est bien connue par ailleurs) et encore moins un avis médical. C’est une réponse de pasteur que donne François, ce qu’il fait souvent et sur de nombreux sujets, car c’est sa façon à lui d’exercer sa fonction dans l’Église: comme un pasteur. On lui demande donc: que dirait-il en tant que pasteur catholique à un père de famille catholique qui le consulterait au sujet d’une inquiétude sur l’orientation sexuelle de son enfant. Car en effet, cela inquiète encore certains parents.

Ce que le pape a dit

Que répond le pape François? D’abord: «Je lui dirais, à ce papa, premièrement de prier, ne pas condamner, dialoguer, comprendre, donner une place au fils ou à la fille, donner une place pour qu'il s'exprime.» Vient ensuite ce passage: «Et puis, à quel âge se manifeste cette inquiétude de son fils? C'est important. C'est une chose quand cela se manifeste dès l'enfance, il y a beaucoup de choses à faire par la psychiatrie, pour voir comment sont les choses». Fait à noter: la référence à la psychiatrie a été retirée de la transcription officielle livrée par le bureau de presse Vatican, afin de ne pas altérer la pensée du pape, a-t-on pu apprendre par la voix de l’AFP. C’était, littéralement, le mot de trop.

On peut trouver facilement en ligne la suite de sa réponse qui va comme suit: «Ignorer son fils ou sa fille qui a des tendances homosexuelles est un défaut de paternité ou de maternité. Tu es mon fils. Tu es ma fille. Comme tu es. Je suis ton père ou ta mère: parlons. Et si vous, père et mère, vous ne comprenez pas, demandez de l'aide. Mais toujours dans le dialogue. Parce que ce fils ou cette fille a droit à une famille. Et sa famille qui est-elle? Ne le chassez pas de la famille. C'est un défi sérieux fait à la paternité et à la maternité.»

Ce que le pape n’a pas dit

Cette réponse parle d’elle-même. Ce qu’il faut reconnaître, c’est que le pape n’a pas dit: «Il faut envoyer les enfants homosexuels se faire soigner en psychiatrie.» Il n’a pas non plus qualifié l’homosexualité de maladie mentale. C’est pourtant ce que les grands titres publiés laissaient entendre, choquant une grande partie de la population, à juste titre. Certains analystes ont toutefois fait remarquer que le terme psychiatrie, dans la culture de l’Argentine (pays originaire du pape François), pouvait aussi bien référer à la psychanalyse ou à d’autres formes d’accompagnement psychologique associées. Et en lisant bien la réponse du pape, il est clair qu’il «recommande» aux parents qui ne comprennent pas (leur enfant homosexuel) d’aller chercher de l’aide.

Le fond de sa pensée

En fait, alors qu’il parle de dialogue, d’accueil et de compréhension, on a voulu lui attribuer des propos associés à la condamnation et au rejet. Croire qu’il ait voulu insinuer cela, c’est très mal connaître le pape François. En mars 2016, à l’issue du synode de l’Église sur la famille, le pape François a publié une exhortation apostolique intitulée «La joie de l’Amour» (Amoris Leatitia), sur l’amour dans la famille. Cette communication contient les mots «accompagnement» et «accompagner» une soixantaine de fois, et en vertu de toutes les situations qui peuvent intervenir dans la vie des familles d’aujourd’hui. L’accompagnement, c’est le mot d’ordre de François, dans son approche pastorale. Accompagner les familles sur le chemin de l’amour, accompagner toutes les familles sur le chemin de l’intégration dans la communauté chrétienne. Pour François, qui prend exemple sur Jésus de Nazareth, exclure et marginaliser sont des attitudes à proscrire en toutes circonstances.

Il me répugne de le dire, mais si l’on doit blâmer quelqu’un ou quelques-uns pour le tort causé aux personnes de la communauté LGBT dans cette controverse, c’est malheureusement les personnes qui ont détourné la pensée du pape pour en faire des titres à sensation. En laissant croire que le pape prône le traitement psychiatrique d’enfants ou d’adultes homosexuels, on joue le jeu des mouvements radicaux qui militent pour cette approche pseudothérapeutique de l’homosexualité (comme si le pape l’entérinait), on détourne les croyants LGBT de l’accompagnement spirituel qui leur est pleinement reconnu (parce qu’ils se croiront marginalisés par l’Église), et on projette une image déformée de ce qu’est la véritable pensée du pape François à ce sujet: «Que chaque personne, indépendamment de sa tendance sexuelle, doit être respectée dans sa dignité et accueillie avec respect, avec le soin d’éviter ‘‘toute marque de discrimination injuste’’ et particulièrement toute forme d’agression et de violence. Il s’agit, au contraire, d’assurer un accompagnement respectueux des familles, afin que leurs membres qui manifestent une tendance homosexuelle puissent bénéficier de l’aide nécessaire pour comprendre et réaliser pleinement la volonté de Dieu dans leur vie» (Amoris Leatitia, no 250).

Jacinthe Lafrance
Responsable des communications, diocèse de Nicolet

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17 Commentaire(s)

Françoise Pothier || 2018-09-08 09:44:40

Malheureusement, derrière les propos du pape, il y a des réalités criminelles à l'encontre d'enfants au plan psy et pas qu'homosexuels: Je fais référence en disant cela à l'affaire des Orphelins de Duplessis au Québec qui ont subi l'internement psychiatrique abusif de la part de l'état et de l'Eglise, ont eu leur vie ruinée. Et actuellement dans différents pays d'Amérique du Sud, notamment l'Equateur, des thérapies de conversion et des cliniques clandestines de déshomosexualisation d'enfants et de jeunes, thérapies (qui sont en fait des lavages de cerveau et des tortures physiques et sexuelles, cautionnées aussi bien par le catholicisme romain que différentes églises protestantes. Le pape ne peut ignorer de telles atrocités. Le mot psychiatrie est donc particulièrement malheureux au regard de ces réalités criminelles sur enfants et adolescents passées et présentes. Voici deux documentaires qui confirment mon message : https://www.arte.tv/fr/videos/078537-000-A/equateur-les-cliniques-du-droit-chemin/ https://www.youtube.com/watch?v=9WCKpKRsb_A

Jean-Louis Gingras || 2018-08-29 17:24:18

Re-Bonjour. Comme il n’est pas évident de saisir la pertinence du lien que le pape François semble avoir fait maladroitement hier entre homosexualité et psychiatrie, j’ai complété mon texte (voir plus bas) en y ajoutant des précisions qui illustrent mon propre engagement de thérapeute sur cette question. Malgré la gaieté célébrée, il en demeure encore beaucoup de souffrances intérieures et d’appels à l’aide qui demandent à être accompagnés : ostracisme, rejet, violence, culpabilité, sous-estime de soi, quête d’identité, perte de dignité, autodestruction, mal-être, mal de vivre - rendant souvent pertinent le soutien en psychothérapie. En 1978 à Ottawa, Robert dès sa première entrevue me demandait de l’aider à abandonner son orientation homosexuelle pour devenir prêtre – l’ai plutôt soutenu dans l’acceptation intégrale de sa vocation humaine; en 2000, affecté en pastorale de la santé à l’étage de psychiatrie d’un hôpital montréalais, j’ai accompagné Richard dont le traitement de sa schizophrénie était bloqué par une problématique de culpabilité homosexuelle profondément contaminée par son appartenance à son groupe religieux fondamentaliste : nous avons ensemble entrepris un long discernement de sa lecture des textes bibliques; ce qui le libéra peu à peu de ses « démons religieux »... jean-louis

Réjeanne Martin || 2018-08-29 11:54:13

Je transmets ici ce que je partageais hier à un ex-collègue. Re: Le Pape et l’homosexualité. Je t’envoie l’article que j’ai lu dans Le Devoir. Je me méfie habituellement de la façon dont les journalistes et tant de gens avec eux rapportent et surtout interprètent les entrevues. J’ai déjà goûté à cette médecine. Que le Vatican corrige le verbe du Pape, voilà une autre anomalie quand il y a tempête. Le Pape a bien, je crois, utilisé le terme «psychiatrie». Contrairement à tant de gens qui cherchent des coupables - je pense à la parabole de la paille et de la poutre - ce que moi j’ai compris, c’est que le pape cherchant à suggérer des outils aux parents leur recommande au besoin de consulter certaines catégories d’experts pour comprendre ce phénomène (l’homosexualité), comment elle se dessine, quelles racines la sous-tendent, quelles attitudes et comportements adopter, et quoi encore. J’aime beaucoup l’article paru dans La Presse. C’est un article qui repose sur quelques discours du Pape sur l’homosexualité et les rend cohérents de l’un à l’autre en prenant les précautions qui s’imposent. Sans défendre à outrance le Pape (que je critique moi-même à propos de sa compréhension de l’aspiration des femmes à l’égalité dans notre Église et de l’unique représentation de Dieu comme un Père), cet article met le point sur tous les «i» d’une interprétation qui cherche à confondre le Pape. À brûle-pourpoint, très fatigué, il lui faudrait sans cesse être super humain, super intelligent. Au moins il prend le risque - et quel risque?- de se ranger sans cesse du côté de la fragilité humaine que l’on écrase si souvent d’énormes préjugés. Imagine à quel point ceux et celles qui rangent tout rapport à la religion dans leur coffret mythologique doivent se faire un régal de cette méprise de la parole très circonscrite du Pape. L’amour, la miséricorde, le respect, la dignité de tout être humain, voilà ce proclame le pape et qui me nourrit encore. Réjeanne

Richard Wallot || 2018-08-29 11:48:14

Excellente analyse qui replace le contexte. L'homosexualité n'est pas un gêne qui se manifeste à la naissance. L'enfant, puis l'adolescent, et même l'adulte évoluent, par essai/erreur dans la découverte de leur identité psycho-sexuelle. Outre le dialogue, la compassion et l'accompagnement dont parle le Pape, une forme d'aide psychologique peut être indiquée. La preuve, c'est que des jeunes se suicident. Le mot du Pape tel que traduit peut être mal choisi, mais c'est dans le contexte d'une conversation sans caractère formel. Mais, comme dit le proverbe, "quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage." Toute cette affaire est une "fake news". Bravo, Jacynthe!

Christian Rochefort || 2018-08-28 13:35:56

Je suis vraiment déboussolé par ce commentaire du pape.Je ne sais même plus si je considère la religion Catholique comme étant ma religion .Je pardonne mais je me sens blessé et je ne vois pas en quoi ce commentaire va aider la religion Catholique qui a tellement besoin d'un nouveau souffle.Je me suis déjà impliqué dans mon église car je croyais en elle.Je comprend que les Catholiques sont nombreux et la religion Catholique est composée de multiples peuples ,opinions, cultures et coutumes. Je crois que le pape n'avait qu'à s'abstenir de commenter sur l'homosexualité ,tout simplement.Cela aurait éviter toute une polémique.Souvent les gens ont cru tout ce qui est écrit dans la Bible sans chercher le sens véritable des textes.Il faut comprendre les textes de la Bible dans leur contexte historique.À cette époque(l'ancien testament) ,on voulait probablement interdire les relations homosexuelles pour éviter les transmissions sexuelles de certaines maladies.Maintenant il y a les condoms ,ça ne protège pas à 100% mais presque!On ne peut pas suivre aveuglément l'ancien testament.

Anonyme || 2018-08-28 11:49:45

Pope Francis tells gay man: 'God made you like this' - Juan Carlos Cruz, who spoke privately with the pope two weeks ago about the abuse he suffered at the hands of one of Chile’s most notorious paedophiles, said the issue of his sexuality had arisen because some of the Latin American country’s bishops had sought to depict him as a pervert as they accused him of lying about the abuse. “He told me, ‘Juan Carlos, that you are gay does not matter. God made you like this and loves you like this and I don’t care. The pope loves you like this. You have to be happy with who you are,’” Cruz told Spanish newspaper El País. Gilles Marleau Orléans. Ontario

Daniel Onesra || 2018-08-28 09:43:23

Étrange, que le Vatican altère la vérité en ôtant le mot offensant, même si tout le monde reconnaît que le pape l'a dit. Du révisionnisme digne d'Orwell.

Sylvie Gagné || 2018-08-27 23:33:17

Comme il est important de faire les nuances, pour dire la vérité. Merci Jacinthe! C'est professionnel et humain de ta part.

Villeneuve, Josée || 2018-08-27 21:32:00

Dommage que notre pape bien-aimé soit pris pour se défendre du sens d'une déclaration pastorale…! Il faut comprendre de part et d'autre, et rester chrétien dans nos réponses.

François Miville-Deschênes || 2018-08-27 20:28:47

Il est chanceux le pape d'avoir tant de personnes à son service pour interpréter sa pensée. Moi je dis que ses propos étaient si sibyllins et qu'il a tellement bafouillé à la fin de la phrase qu'on ne sait pas ce qu'il a voulu dire et ce n'est pas vous ici qui le savez plus que moi. Laissez-le donc s'expliquer lui-même; il est assez grand pour ça. Et s'il ne désire pas s'expliquer, c'est son choix avec les conséquences qui vont avec. Mais de grâce, cessez ce verbiage

jimmy delalin || 2018-08-27 19:52:38

l’Alien médiatique ( Jean-Claude Guilbeault) s’est déchaîné! merci Jacinthe, good job!

France Salesse || 2018-08-27 19:00:02

Bravo Jacynthe juste interpretation. Quand on place ces propos dans l'ensemble des discours du pape Francois, on ne peut que comprendre compassion et miseticorde. Merci.

Jean-Louis Gingras || 2018-08-27 18:32:01

Bonjour. Quand j’étais en formation universitaire de maîtrise en psychothérapie, fin des années 70, en complément de mon mémoire spécialisé en psychosynthèse, j’ai produit un autre mémoire de recherche d’accompagnement supervisé sur le thème de l’homosexualité (ai été le seul de mon groupe à avoir consenti cet accompagnement : aucun ni aucune de mes confrères et consœurs de formation n’osait par exemple accepter un client avec problématique homosexuelle); ainsi qu’un troisième mémoire sur celui de la schizophrénie; toutes ces recherches dans le cadre de l’étiologie des diverses psychopathologies. Oui, à cette époque, il était encore tout à fait scientifique de considérer l’homosexualité comme une pathologie de la psyché... Aujourd’hui, la science de l’analyse des comportements et des relations humaines et la compréhension sociologique des divers modèles sexuels ont évolué, du moins en Occident; nous savons bien cependant que dans plusieurs familles d’ici les tabous et les préjugés résistent toujours sous une apparente tolérance, comme un nouveau conformisme superficiel et mal éclairé, mais bruyamment affiché dans diverses manifestations de la Fierté. Même nos politiciens se font un devoir intéressé de s’y déclarer présents et de suivre la parade, souvent sans trop de questionnement ni conviction. Mais qu’en est-il maintenant de la question homosexuelle dans la réflexion chrétienne ? Si nous acceptons pour le moment d’éviter de mêler à cette réflexion les scandales récents de pédophilie de certains clercs et religieux, il y a place pour un ajustement plus approfondi de la morale sexuelle et d’une approche plus théologale des diverses relations humaines. Aimer comme croire et espérer sont des vertus jamais parfaites mais en cheminement : mêmes dans leurs orientations souvent diffuses ou confuses elles demeurent une recherche de Dieu, qui en est la Source; d’où la dignité de celui ou de celle qui cherche à croire, à espérer, à aimer; malgré l’objet jamais pleinement atteint, malgré l’orientation jamais en droite ligne, en dépit des parcours semés d’embuches et de ruptures. L’identité profonde de tout être humain demeure inaltérable dans la vision de Dieu. C’est fondamentalement l’essence de la Parole du Christ, Dieu qui est descendu jusqu’au fond de chacun de nos enfers. jean-louis

Claudette || 2018-08-27 17:14:28

J'ai écouté, cad lu sa réponse, vu son visage, il y avait de la compassion. On a sorti un mot au lieu de garder le sens du message, ça fait l'affaire de plusieurs détracteurs... Merci pour les commentaires bienveillants. Prions pour que les fidèles regardent le message et non un seul mot qui n'a peut-être pas le même sens qu'on lui donne chez nous... Bon début d'année Pastorale ! Demeurons unis et devenons de meilleurs disciples-missionnaires....

Jean Laberge || 2018-08-27 16:20:48

Merci de rétablir la vérité !

Jacques Gauthier || 2018-08-27 16:15:05

Très bonne mise au point. Comment un mot peut être mal interprété quand il est sorti de son contexte. À l'ère de l'information continue, c'est devenu un défi de faire les nuances qui s'imposent. Merci, Jacinthe.

Anne Leahy || 2018-08-27 15:43:40

la réponse du pape François comportait aussi cet élément très important: la réponse du père ou de la mère doit être 'Tu es mon fils, tu es ma fille - tel que tu es'. et encore: Parce que ce fils, cette fille a droit à une famille'. Dans la ligne de sa réponse à Juan Carlos Cruz (victime d'abus au Chili) 'Dieu t'a fait comme tu es'.

 

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