Chronique de Sabrina Di Matteo

Sans taire ma sainte colère

Un garçon de 4 ans sortant d'une église.
Un garçon de 4 ans sortant d'une église.   (Présence/Philippe Vaillancourt)
Sabrina Di Matteo | Chroniqueuse
Chroniqueuse
2018-08-17 20:28 || Monde Monde

Les détails sont sordides. Plus de 1000 enfants, préadolescents et adolescents victimes d’abus sexuels par environ 300 prêtres. Dans six diocèses de l’État de la Pennsylvanie. Durant 70 ans. Ainsi se scande le scandale.

Plus que des cas isolés d’abus sexuels, ce que révèle le rapport de 1400 pages du grand jury, qui a entendu des témoignages durant deux ans, après une enquête civile, c’est un système de corruption morale infâme. Et une catastrophe humaine qui en porte les marques.

Je suis révoltée. J’ai honte de cette Église. Ce n’est pas «mon» Église. Ce n’est pas l’Église, point. Je refuse d’être responsable, via les liens de la foi, des crimes de ces hommes du clergé qui ont violé et volé des enfances et des vies entières. Il suffit de lire quelques extraits du rapport du jury pour constater les dommages collatéraux et le stress post-traumatique endurés par les victimes et leurs familles.

Et cependant, cette Église est indissociable de celle où j’ai grandi dans ma foi, celle aussi où j’exerce mon travail. Ça me met dans une sainte colère!

La révolte

Dans la foulée des révélations du rapport, ces derniers jours, un ami croyant écrit qu’il se questionne sérieusement sur sa volonté à impliquer ses jeunes enfants dans des activités d’Église. La suspicion fait son œuvre. Un directeur d’organisme chrétien avoue que les dons des communautés religieuses ont baissé précisément à cause des sommes qu’elles ont dû allouer à des victimes d’abus suite à des recours collectifs.

Le cynisme, le désespoir, l’impuissance et la révolte se confondent en un sentiment partagé et nommé par plusieurs personnes actives en Église: partir ou rester? Combien de temps nous dirons-nous, en commisérant, que nous restons afin de «lutter de l’intérieur», pour contribuer à transformer l'Église?

On n’aime pas trop le mot «péché». C’est ringard et culpabilisant. Vite qu’on le dilue un peu, lui préférant plutôt faute, tort ou égarement. Or, dans le cas des diocèses de Pennsylvanie, comme dans les dossiers des abus commis et camouflés dans le diocèse de Boston, la culture du secret entourant les abus du cardinal américain Theodore McCarrick, sans oublier l’ensemble des révélations et recours ayant touché le Québec, le Canada, l’Irlande, et j’en passe, le mot «péché» est bien celui que l’on doit employer.

Il s’agit de péché personnel et structurel.

Péché au sens où on se coupe de Dieu dans l’orgueil. Les bourreaux déguisés en pasteurs ont été des loups dans la bergerie. Péché structurel car les hommes (et parfois les femmes) au pouvoir ont institutionnalisé leurs vices et leur propre protection, plutôt que de servir et protéger les plus vulnérables.

L’humilité

Par moments, je ne sais pas si on assiste à une purge ou à un exorcisme. Je résumais récemment à des amis à l’étranger l’histoire de l’Église catholique au Québec et au Canada, en mentionnant la complexité de notre histoire coloniale, la participation des Églises aux pensionnats autochtones, la crise de transmission et les cas d’abus sexuels.

Le péché du passé nous rattrape, mais ce sont les générations actuelles, notamment les plus jeunes, qui en payent le prix. Ambassadeurs d’une Église qui prêche la protection de la vie de la conception à la mort, quelle crédibilité y a-t-il à annoncer une «bonne nouvelle» de salut dans notre société, tandis que notre héritage pullule de perversion?

«Le temps presse pour nous tous, leaders d’Église; les catholiques ont perdu patience avec nous et la société a perdu confiance en nous», a reconnu le cardinal bostonais Sean O’Malley cette semaine.

Il y a donc crise de crédibilité. Or, celle-ci se joue en plus sur fond d’un affaissement des structures. Combien d’organismes et de communautés croyantes peinent à équilibrer leur budget, se faisant annoncer des coupures sans préavis par leurs bienfaiteurs, voire leurs conférences d’évêques? J’en sais quelque chose pour avoir présidé à de telles situations.

Face à cela, comment continuer de vivre sa foi publiquement et en communauté? Ce sont là les enjeux. La foi personnelle peut durer. Je peux certes dire que je crois, que je me rattache simplement à Jésus de Nazareth et aux récits de la Bible qui le décrivent dans ses gestes et ses attitudes de justice, de paix et de pardon. Et à bien lire, je verrais aussi qu’il n’a laissé aucun dogme sur l’ordination de prêtres exclusivement masculins ou traité de leur célibat obligatoire, ni demandé que se mette en place un système ecclésial si complexe, hiérarchisé et massif. Deux mille ans d’interprétations, de théologie et de conciles ont construit cela. On peut sans doute le déconstruire un peu et l’assainir.

Je sais qu’en ce qui me concerne, la foi personnelle ne suffirait pas. Je vibre aux liens familiaux que crée la foi qui rassemble de purs étrangers. Assise en silence ou en chantant parmi 2000 jeunes adultes dans une église du village de Taizé, en France. Remuée par l’hospitalité et la simplicité de religieuses cloîtrées qui donnent leur vie à la prière et à l’accueil, et savent très bien les affres de l’Église pour laquelle elles prient. Inspirée par des collègues qui se donnent corps et âme (et pour de maigres salaires) dans les projets spirituels auprès d’adolescents, de jeunes adultes, qui cherchent véritablement à vivre leur quête de sens et leur foi naissante avec intelligence. Mon Église, c’est ça.

S’il faut sortir de la crise écologique et économique par la décroissance et des choix de vie plus simples et humbles, j’en fais aussi mon credo pour l’Église. Je me refuse à toute nostalgie d’une gloire passée. Ce présumé passé glorieux a été produit par le même écosystème qui a porté les horreurs qui ne cessent de venir au jour.

Fidélité critique et espérance lucide

Alors, je serai humble. Je ne me cacherai pas de ma foi, mais je ne martèlerai pas la vérité comme si j’en gardais le dépôt. Je poserai des questions, j’exigerai des réponses. Je m’engagerai partout où je le peux et j’exigerai une place lorsqu’il n’y en aura pas pour les laïques et pour les femmes. J’encouragerai d’autres à s’engager. Je serai solidaire des prêtres, des religieuses et religieux, des évêques, qui souffrent terriblement de ce que leurs confrères ont fait. Car je sais dans le fond qu’on ne médiatisera jamais tout le bien qui se fait en Église et par l’Église, en toute discrétion.

On peut perdre son lieu de culte, perdre une subvention, perdre en crédibilité. Mais personne ne peut éteindre l’étincelle de la foi qui a jailli un jour dans nos vies, et l’espérance qu’elle fait briller dans les noirceurs que nous traversons.

Mon credo personnel, depuis plusieurs années, est celui-ci: fidélité critique et espérance lucide. Je suis fidèle à mon héritage religieux, mais je revendique ma liberté de conscience et de critique. J’espère, avec lucidité, contribuer à son avenir.

Alors: partir ou rester? Je choisis de rester. Sans taire ma sainte colère.


41 Commentaire(s)

Andrée Cyr || 2018-08-30 09:25:14

La colère est futile. Nous assistons au procès d'une époque. Si l'on veut absolument accuser, il faudra poursuivre aussi tous ceux et celles qui savaient et qui ne voulaient pas savoir. « Ça prend un village pour élever un enfant...» Comment mesurer une prise de conscience collective?

seron sonia || 2018-08-27 13:38:07

Et pourquoi pas confier la prêtrise aux femmes? Les abuseurs sont majoritairement des hommes!

Marie H Carette || 2018-08-24 23:49:11

Merci pour votre texte, je suis rejointe par son réalisme et sa maturité. L’Église voulue par le Christ, si elle porte les tarés, elle rassemble aussi des témoins crédibles.

François Poitras || 2018-08-23 15:37:04

Très bon commentaire qui nous fait comprendre qu'il ne faut pas confondre la nature d'une chose avec ses dérives. Tout comme le groupe des apôtres ne se résume pas à la trahison de Judas, l'Église ne se réduit pas aux graves gestes de ses membres fautifs. Je ne crois pas qu'il faille se culpabiliser ou penser que l'on perd de la crédibilité spirituelle en raison du péché des autres. Il faut s'efforcer à demeurer dans la lumière grâce à la présence de l'Esprit-Saint en nous. Certains la verront, d'autres non.

denis comtois || 2018-08-23 10:58:52

mariage des prêtres et l'autorisation des femmes a le devenir , serait peut-être une solution ?

André Vien || 2018-08-21 16:18:55

Je suis incapable d écrire car je pleure beaucoup j ai 76ans j ai 2 filles et 4 petit enfants je suis le seul croyant je n ai plus aucune crédibilité spirituelle, j ai des amis pretre et ils souffre en silence c est pour ca que je pleure car je les aime. Rien ne peu nous séparer de l amour de Dieu priyon Notre Pere

France Guay || 2018-08-20 20:36:13

Comme ça m'a fait du bien de vous lire vous avez mis en mots toutes mes pensées ,mervi

Clémentine Barbier || 2018-08-20 17:26:23

Sab, merci d'avoir mis des mots si justes sur ce que je pense de mon engagement dans l'Église, de mon rejet de certaines pratiques, et de l'envie que j'ai de faire évoluer certaines choses. En effet, chacun peut appliquer à son échelle le précepte de Gandhi : "Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde." Et c'est ce que tu fais à travers cet article qui résonne en beaucoup de tes lecteurs je pense. N'ayons plus peur de nos opinions !

Pierre Leclerc || 2018-08-20 09:27:05

Excellent texte ! Il faudrait plus souvent libérer la parole des laïcs, comme vous venez de le faire. Bravo.

Patrick jackson || 2018-08-19 21:20:16

Moi,je continue personnellement à aimer mon prochain comme toi-même comme on me l'a enseigné tous les jours. Pour le reste ,je saurai à ma mort si ma façon d'agir était la bonne.

François Boisclair || 2018-08-19 20:57:48

Il est très rare de lire des textes sur ce sujet avec une aussi grande honnêteté , franchise , transparence et une aussi belle et grande lucidité... J'adhère entièrement... et cela franchement ,fait du bien de vous lire !!!! Je vous bénis !!!!

Laroche-Belval Odette || 2018-08-19 15:44:52

Merci Sabrina Di Matteo. Vous avez mis en mots la même sainte colère que celle que je porte. Mais le plus important et c'est ce qui m'apaise et que je retiens pour ne pas sombrer dans la haine, c'est votre description de Fidélité critique et espérance lucide envers l'Église de Jésus Christ. Merci.

Pascale Grenier || 2018-08-19 12:33:18

Bien d'accord avec vous, sur tous les points. Rappelons-nous cependant qu'une crise peut être à l'origine d'un changement salutaire, pour autant que nous sachions saisir l'occasion.

Réjeanne Martin || 2018-08-19 12:18:50

Le plus difficile, jésus nous en a montré le chemin. Tenir ensemble dans nos façons de dénoncer... tenir ensemble la compassion et la tendresse envers les victimes en même temps que la miséricorde et la tendresse pour la complexité et la fragilité de notre condition humaine. Et puis ne faut-il pas aussi beaucoup regarder sur nos propres territoires pastoraux d'Église «hiérarchique» pour en observer, en toute impuissance, les actes de condamnation et de rejet des siens avant même d'en vérifier les tenants et aboutissants d'accusations fomentées injustement. Et dire que ces «hauts lieux» ne se gênent nullement pour quémander services gratuits et d'énormes subventions à maintenir ses temples devenus de plus en plus déserts. Un questionnement taraude mes prières: que faut-il subventionner? les pierres ? ou les initiatives porteuses de sens universel, de valeurs fondamentales dont aucune n'est absente de la vie de Jésus? Hors-les-murs, au cœur les périphéries, n'est-ce pas la poussée de la Pentecôte et l'urgente invitation de notre Pasteur François? Pénible vie de foi et d'espérance!

sabine_sauret@hotmail.com || 2018-08-19 08:54:43

A lire pour comprendre comment ces scand ales revelent que le mal est structurel : le deni,enquete sur l egmise et l egalite des sexes bayard

Mathieu Binette || 2018-08-19 07:53:16

Merci Sabrina. On me demande de réagir, et j'étais sans mot. Fidélité critique et espérance lucide. Ça me semble un bon programme pour rappeler au clergé que c'est aussi notre Église. J'ai déjà hâte à la rentrée, au Grand Séminaire de Montréal...!

Roger Poirier || 2018-08-19 06:53:01

Bravo et merci! Voilà un VRAI témoignage de foi! Voilà une VRAIE disciple de Jésus qui n’a pas fondé une Eglise mais nous a laissé un message d’Amour!

Yves-Marie Monfort || 2018-08-19 05:05:41

Rester. Bien sur. Restez, S'il vous plait. Pour moi. Pour eux

Truchon gilles || 2018-08-18 21:48:12

Bravo, je partage votre opinion

Sandro || 2018-08-18 19:22:41

Very nicely expressed.

Serge Emond || 2018-08-18 17:09:01

Quel excellent texte ! J'aime particulièrement : "j’exigerai une place lorsqu’il n’y en aura pas pour les laïques et pour les femmes". et "que se mette en place un système ecclésial si complexe, hiérarchisé et massif". À faire l'ange, la bête est sortie et sortira encore et encore. Malheureusement, les laïques joueront un rôle de plus en plus fort, non par choix et ouverture mais faute de clergé. Oui, la multinationale "Église" a besoin de revenir aux sources de l'Évangile et non des textes, lois et interprétations qui se sont accumulés depuis des siècles. Notre pape François a commencé le ménage mais la résistance est forte à l 'intérieure même des structures comme dans toute multinationale. Malheureusement, nos évêque et nos Églises locales sont silencieuses. On gère la décroissance sans faire de vagues. Oui, je reste, mais avec une distance et je favorise la vertu d'Espérance en une Église près du peuple de Dieu.

Richard Bonetto || 2018-08-18 15:13:03

Bravo Sabrina pour ces paroles courageuses. Ce à quoi il faudrait s'attaquer maintenant est la sexualité des prêtres et le silence qui l'entoure à commencer par le mythe du célibat. Si tous les clercs faisaient un comming out. La hiérarchie serait bien obligée d'agir....... Le le moment est venu de sortir l'Église de nos chambres à coucher.... Elle n'a plus aucune crédibilité.......

Elisabeth || 2018-08-18 15:12:02

Merci de ces mots apaisants. Pour ma part je n’ai pas réussi à écrire sans colère ni avec autant de recul. Et je me sens entre deux...ni partie ni restée ...

bruno Vuillaume || 2018-08-18 14:29:12

merci . en communion avec vous : partir ou rester ? mon choix n'est pas si rapide que le votre...

Marie-France || 2018-08-18 14:27:08

Très bien écrit! Difficile en effet de dire avec les bons mots ce que la pensée et la raison éprouvent en ces moments... merci!

Lorraine Hnatiuk || 2018-08-18 13:57:07

Péché? Maladie? N'importe... ZÉRO TOLÉRANCE pour ce comportement du type CRIMINEL! Je resterai avec notre église et je partagerai toujours ma vie et ma foi comme témoigne de la vraie amour. Je travaillerai pour la justice et pour la paix qui est si nécessaire pour ce monde de nos jours. Parents et membres proches des enfants et d'autres personnes vulnérables, soyons en tout temps (le plus que possible) présents & alertes à leur environement quand ils seraient autour des adultes/leaders spirituels/étrangers/entraineurs/amis/ professeurs etc. ou même avec des membres de famille qui soulève des doutes! Soyons vigilants pour ces enfants, les ados et d'autres personnes qu'on aime... les anges guardiens et même notre Seigneur serons contents de l'aide!!

Thierry PELTIER || 2018-08-18 13:35:15

Magnifique texte. Rien à ajouter. Notre Église nous fait mal, parfois. Ce qui compte, c'est de laisser intact notre attachement à Jésus.

Jason S. Noble || 2018-08-18 13:19:54

Bravo et je veux continuer participer à cette église et qui veux cheminer dans l'humilité et ouverte à la critique.

Réjeanne Martin || 2018-08-18 12:56:02

Le plus difficile, jésus nous en a montré le chemin. Tenir ensemble dans nos façons de dénoncer... tenir ensemble la compassion et la tendresse envers les victimes en même temps que la miséricorde et la tendresse pour la complexité et la fragilité de notre condition humaine. Et puis ne faut-il pas aussi beaucoup regarder sur nos propres territoires pastoraux d'Église «hiérarchique» pour en observer, en toute impuissance, les actes de condamnation et de rejet des siens avant même d'en vérifier les tenants et aboutissants d'accusations fomentées injustement. Et dire que ces «hauts lieux» ne se gênent nullement pour quémander services gratuits et d'énormes subventions à maintenir ses temples devenus de plus en plus déserts. Un questionnement taraude mes prières: que faut-il subventionner? les pierres ? ou les initiatives porteuses de sens universel, de valeurs fondamentales dont aucune n'est absente de la vie de Jésus? Hors-les-murs, au cœur les périphéries, n'est-ce pas la poussée de la Pentecôte et l'urgente invitation de notre Pasteur François? Pénible vie de foi et d'espérance!

Dominique Boisvert || 2018-08-18 12:31:44

MERCI pour cette terrible mais tonifiante lucidité et pour cette tenace espérance. Ton parallèle entre la nécessaire (mais si difficile) décroissance pour sortir des crises environnementale et économique et les ruptures/simplifications nécessaires dans notre écosystème ecclésial et religieux était particulièrement éclairant.

Martine Oberson || 2018-08-18 11:48:03

Merci !

Colette Gladu || 2018-08-18 11:15:58

Excellent et percutant texte, criant de vérité, et de colère justifiée.. merci @ Sabrina Di Matteo

Pierre Forest, Saguenay || 2018-08-18 10:57:41

Merci madame pour votre excellente réflexion. Cela fait du bien car j'en retiens 《fidélité critique et espérance lucide》. Bonne continuation en Église .

Ginette || 2018-08-18 09:51:10

Je suis profondément rejointe par votre témoignage vrai et lucide. Comme vous Je reste... Merci beaucoup Dame Sabrina!

Odette Mainville || 2018-08-18 09:41:28

Sabrina, merci pour ce brillant article. Si j'étais près de toi, je te parlerais de mon prochain roman que je commencerai à l'automne, à l'intérieur duquel, justement, la question «Partir ou rester?» sera vivement débattue… et résolue; pour de multiples raisons, pas seulement celle des abus sexuels.

Bernier || 2018-08-18 09:34:35

Ce sont des hypocrites qui cache leur vices dans l'église .

Monique Cyr || 2018-08-18 09:15:23

Merci

Louise Cormier || 2018-08-18 08:54:49

Merci Sabrina. Tu as mis en mots ce que je vis et ressent ... une sainte colère. Mais comme toi cela n’éteindra pas ma foi et je vais continuer bien humblement à contribuer à l avenir d une Èglise plus simple.

Jean-Pierre Proulx || 2018-08-18 08:30:01

Je souhaiterais avoir écrit ce texte dont je partage chacun des mots et des sentiments qu'ils révèlent. Hélas, je n'ai pas confiance que la "déconstruction" du système ecclésiastique dans lequel nous sommes emprisonnés va se produire.

Suzanne Crête-Legault || 2018-08-18 08:15:56

Excellente réflexion que beaucoup partageront! N’hesitons pas à mettre le sujet sur la table!

Marc Blaquière || 2018-08-18 06:41:27

Cela fait tant de bien de lire ce propos sous le Souffle de l'Esprit. Bien sûr, il y a beaucoup à confier au Seigneur qui ne nous abandonne pas! Et en ce sens, nous n'avons pas à lâcher mais à continuer de chercher un peu de Lumière, avancer, y mettre notre cœur en toute humilité...et lucidité! Merci de nous le rappeler avec tant de franchise!

 

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