B'nai Brith Canada et CIJA

Des juifs canadiens demandent à Ottawa d’imiter Trump sur Jérusalem

Des gens manifestent devant l'ambassade américaine à Amman, en Jordanie, le 7 décembre 2017. Sur l'affiche, on peut lire que «l'Amérique est le leader arabe».
Des gens manifestent devant l'ambassade américaine à Amman, en Jordanie, le 7 décembre 2017. Sur l'affiche, on peut lire que «l'Amérique est le leader arabe».   (CNS/Mohamad Hamed, Reuters)
Philippe Vaillancourt | Journaliste
Journaliste
2017-12-08 17:53 || Canada Canada

Dans la foulée de la reconnaissance de Jérusalem comme la capitale de l’État d’Israël par le président américain Donald Trump le 6 décembre, des organisations juives canadiennes invitent Ottawa à imiter le président des États-Unis.

La plus ancienne organisation juive canadienne, B’nai Brith Canada, souhaite que le Canada aussi déménage son ambassade située à Tel-Aviv vers la ville de Jérusalem.

Le directeur général de B’nai Brith, Michael Mostyn, a indiqué qu’il est grand temps que le Canada déménage aussi son ambassade. Pour lui, il s’agirait d’une décision «sensée». «Jérusalem est la capitale indivisée et éternelle d’Israël, et toutes les branches du gouvernement y sont basées depuis 1950», a-t-il dit. Reprenant la rhétorique du président Trump, B’nai Brith estime que la reconnaissance de Jérusalem comme capitale est essentielle pour la suite du processus de paix.

Depuis l’annonce de la décision américaine, la région connait un regain de tensions, tandis que plusieurs pays ont signalé leur déception face à ce qui constitue une rupture par rapport à l’approche diplomatique internationale des dernières décennies.

De son côté, le Centre consultatif des relations juives et israéliennes (CIJA) au Canada a pris les devants et indiquait avant même l’annonce du président Trump qu’il est temps que le Canada imite les États-Unis dans ce dossier.

Le président de CIJA, David J. Cape, soutient que Jérusalem est au cœur de l’identité juive. «Nous avons toujours soutenu que le Canada devrait officiellement reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël», a-t-il déclaré dans un communiqué publié la veille de l’annonce américaine.

La ministre des Affaires étrangères du Canada, Chrystia Freeland, a rappelé la position canadienne en indiquant que «la question du statut de Jérusalem ne peut être résolue que dans le cadre d’un règlement général du conflit israélo-palestinien».

 

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