Chambre des communes

Trudeau présentera des excuses aux sikhs pour l’incident du Komagata Maru

Passagers sikhs à bord du Komagata Maru en 1914.
Passagers sikhs à bord du Komagata Maru en 1914.   (Bibliothèque et Archives Canada/domaine public)
Philippe Vaillancourt | Journaliste
Journaliste
2016-04-12 11:55 || Canada Canada

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, présentera des excuses officielles à la Chambre des communes le 18 avril pour l’incident du Komagata Maru survenu il y a 102 ans.

Ce navire transportant 376 passagers principalement d’origine sikhe est arrivé à Vancouver en 1914, mais les lois discriminatoires de l'époque au Canada ont fait en sorte que la quasi totalité n’a pas été admise au pays. Seule une vingtaine de passagers a pu entrer au Canada. Le navire a été renvoyé en Inde, même si toutes les personnes à bord étaient alors des sujets britanniques.

Le premier ministre Trudeau a indiqué qu’il s’agit d’une manière de ne pas oublier les préjugés dont a souffert la communauté sikhe de la part du gouvernement du Canada au début du siècle dernier.

«Des excuses présentées devant la Chambre des communes n'effaceront ni la douleur ni les souffrances de ceux qui ont vécu cette expérience honteuse. Mais des excuses s'imposent, c'est ce qu'il faut faire, et la Chambre est l'endroit qui convient pour les présenter», a indiqué le premier ministre dans un communiqué.

Un symbole canadien

L’incident du Komagata Maru est devenu au fil des années un symbole de discrimination canadienne. À l’époque, le gouvernement fédéral encourageait surtout l’arrivée d’immigrants blancs et chrétiens au pays.

Au cours des vingt dernières années, le gouvernement canadien a multiplié les engagements afin de faire amende honorable pour cet incident. Des millions de dollars ont été alloués pour diverses commémorations. En 2012, un monument commémoratif a été dévoilé à Vancouver.

En 2008, le premier ministre Stephen Harper avait formulé des excuses pour l’incident lors d’une visite en Colombie-Britannique, mais plusieurs membres de la communauté sikhe estimaient que les excuses devaient être faites à la Chambre des communes, à Ottawa. Le gouvernement fédéral avait alors classé l’affaire, estimant que les excuses avaient été faites.

 

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