Rituels d'abattage

Aïd al-Adha: Québec préoccupé par le bien-être des moutons

  (Pixabay)
Philippe Vaillancourt | Journaliste
Journaliste
2016-09-12 11:52 || Québec Québec

Le gouvernement du Québec s’intéresse de près au sort des moutons qui seront abattus à l’occasion de l’Aïd al-Adha, la fête musulmane qui souligne la fin du Hajj.

Le ministre québécois de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Pierre Paradis, a promis que Québec observera une politique de tolérance zéro envers les contrevenants, c’est-à-dire ceux qui ne respecteront les normes nécessaires à l’abattage d’un mouton au Québec.

Tandis que le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, y allait de simples vœux adressés aux musulmans canadiens en ce 12 septembre, le ministre Paradis insistait sur les normes d’hygiène et de salubrité entourant la mise à mort des moutons à l’occasion de cette fête.

«En vertu de la nouvelle Loi sur le bien-être et la sécurité de l'animal, adoptée à l'unanimité le 4 décembre dernier, le personnel du Ministère procédera aux inspections requises et des rapports d'infraction seront transmis au ministère de la Justice, si nécessaire», a indiqué le ministre.

«Des ordonnances de cesser toute activité d'abattage seront également émises par le Ministère si jamais nous sommes témoins de situations inacceptables. Au Québec, c'est tolérance zéro en matière de mauvais traitement envers les animaux», a-t-il poursuivi.

Ces commentaires surviennent alors que des suspicions de cruauté et de manque de salubrité eurent été évoquées dans divers médias québécois à quelques reprises au cours des dernières années.

Document du MAPAQ

Dans un document publié plus tôt ce mois-ci, le MAPAQ énumérait les critères à respecter pour l’abattage d’un mouton. Même s’il rappelait qu’il est permis de tuer soi-même l’animal, il invitait les musulmans à se tourner vers des abattoirs spécialisés pour le faire.

Il précise comment bien choisir l’animal, vérifier sa provenance, le transporter et le garder. Le MAPAQ insiste, selon ses propres mots, sur «la sécurité et le bien-être de l’animal avant tout». Des mesures relatives à l’abattage, au dépouillement et à l’éviscération du mouton sont également détaillées.

«Tout propriétaire, sans exception, a le devoir de déclarer la mort de son mouton à Agri-Traçabilité Québec, et ce, dans les sept jours suivant l’abattage», rappelle le ministère. Il faut pour cela communiquer à Agri-Traçabilité Québec (1-866-270-4319) le numéro de l’étiquette qui identifie l’animal, l’adresse, le numéro du site où l’animal a été abattu et la date de l’abattage.

Enfin, le MAPAQ invite à dénoncer toute situation irrégulière au 1-844-ANIMAUX (264-6289).

 

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