Pèlerinage canadien en canots

Arrivée des pagayeurs à Pierrefonds

Les participants à leur arrivée à Pierrefonds.
Les participants à leur arrivée à Pierrefonds.   (Présence/François Gloutnay)
François Gloutnay | Journaliste
Journaliste
2017-08-15 09:54 || Québec Québec

Leur arrivée était prévue pour 14 h à Pierrefonds. Mais un courriel d'urgence, acheminé peu après 11 h, a prévenu les journalistes d'être présents à la Villa Saint-Martin dès 13 h. «Les vents favorables font que les canotiers du Pèlerinage canadien en canots, organisé par les jésuites, arriveront plus tôt que prévu».

Les responsables ne se sont pas trompés. À 13 h précises, les gens présents aux abords de cette maison de ressourcement spirituel animée par les jésuites ont aperçu une tache compacte à l'horizon. Puis ils ont nettement distingué les six robustes canots et leur trentaine de pagayeurs se diriger, en formation serrée et à vive allure, vers la berge de cette résidence du boulevard Gouin Ouest.

Les voilà donc rendus à Montréal, avant-dernière étape de ce pèlerinage en canot que ces jésuites et ces laïcs, des hommes et des femmes de différents âges et de différentes cultures, ont entrepris le 21 juillet.

Ce mardi après-midi, lorsqu'ils arriveront à Kahnawake, les participants au Pèlerinage canadien en canots auront franchi, de la baie Georgienne à la rivière des Français, du grand lac Nipissing à la rivière Mattawa, de la rivière des Outaouais et de la rivière des Prairies jusqu'au fleuve Saint-Laurent, une distance de 850 kilomètres en 26 jours.

Au-delà du long trajet et des conditions climatiques changeantes, les canotiers ont placé leur pèlerinage sous le signe de la réconciliation. Ils ont voulu que leur périple, en empruntant une route fluviale fréquentée par les Premières Nations et même suivie au 17e siècle par Jean de Brébeuf, missionnaire auprès des autochtones, soit une réponse aux appels de la Commission de vérité et réconciliation du Canada sur les pensionnats autochtones.

«Par nos conversations autour du feu, par les visites d'aînés autochtones ou d'autres groupes, ce projet a permis de faire avancer la réconciliation», dit Erik Sorensen, 27 ans, un ingénieur en aéronautique devenu jésuite et responsable du Pèlerinage canadien en canots.

«La réconciliation n'est pas achevée, bien sûr. C'est un petit pas, mais il est important», ajoute-t-il.

 

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