40 cas recensés en un mois

En Belgique, une islamophobie plus violente

Photo prise lors d'une manifestation contre l'islamophobie à Bruxelles (Belgique) en octobre 2014. L'affiche indique: «Je suis musulman, ne paniquez pas».
Photo prise lors d'une manifestation contre l'islamophobie à Bruxelles (Belgique) en octobre 2014. L'affiche indique: «Je suis musulman, ne paniquez pas».   (CNS photo/François Lenoir, Reuters)
2015-12-21 13:17 || Monde Monde

Depuis les attentats de Paris et le «lockdown» à Bruxelles, le Collectif contre l’Islamophobie en Belgique (CCIB) constate une islamophobie de plus en plus violente.

La méfiance à l’encontre des musulmans est montée d’un cran ces derniers temps. En l’espace d’un mois, de mi-novembre à mi-décembre, le CCIB a recensé une quarantaine d’actes islamophobes en Belgique. Pour la moitié d’entre eux, il s’agit de propos haineux sur internet mais l’association sans but lucratif enregistre également des agressions, des menaces de mort et même des violences policières.

Pour Patrick Charlier, directeur francophone du Centre Interfédéral pour l’Égalité des Chances, ce n’est pas tant le nombre d’actes qui est inquiétant mais la gravité des faits, qui  s’est accrue. Les propos haineux sur la Toile sont devenus de véritables appels au meurtre et les insultes en rue se sont muées en agressions (arrachage de foulards). Patrick Charlier remarque également que les niveaux de sécurité 3 et 4 ont, semble-t-il, justifié des interventions nettement plus musclées que nécessaire.

Cela préoccupe au plus haut point Hajib el Hajjaji, vice-président du CCIB. Dans le journal Le Soir, il met en garde sur l’impact de telles violences policières sur les jeunes, laissant entendre que s’ils ont l’impression que l’État se rebiffe contre leurs droits, cela accentuera le repli et la radicalisation.

Le CCIB appelle donc à une prise de conscience du phénomène, à des positionnements politiques forts et à une lutte sérieuse contre l’islamophobie.  Et pour y parvenir, le Collectif encourage les victimes de tels actes à porter plainte. Sur les 47 cas qu’il a recensés, seuls six ont été signalés à la police.

Pierre Granier, CathoBel

 

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