Séisme du 19 septembre

L'Église mexicaine solidaire des citoyens secoués

Des gens aident une femme blessée par le tremblement de terre à Mexico le 19 septembre 2017.
Des gens aident une femme blessée par le tremblement de terre à Mexico le 19 septembre 2017.   (CNS photo/Carlos Jasso, Reuters)
2017-09-25 10:06 || Monde Monde

Les dirigeants de l’Église catholique mexicaine ont offert leurs prières et appelé les fidèles à faire preuve de générosité envers les sinistrés du tremblement de terre qui a frappé la région de Mexico, et qui a fait plus de 300 victimes, dont des dizaines d’enfants, morts sous les décombres de leur école.

«Nous communions à la douleur et au deuil qui accable les victimes de ce tremblement de terre qui a frappé […] diverses régions du pays», lit-on dans un communiqué diffusé le 19 septembre par la conférence épiscopale mexicaine. «Aujourd’hui, plus que jamais, nous invitons les membres du peuple de Dieu à faire de preuve de solidarité avec leurs frères accablés par ces nombreuses calamités qui se sont abattues sur notre pays.»

Les Mexicains ont répondu au sinistre en se montrant solidaires de leurs compatriotes éprouvés. Munis de pelles et de chaudières, les résidents des quartiers sinistrés ont porté secours aux personnes coincées sous les décombres de bâtiments effondrés. D’autres se sont empressés d’offrir de l’eau et de la nourriture à ces équipes d’urgence improvisées.

«La solidarité des Mexicains s’est encore une fois manifestée au grand jour», ajoutent les évêques dans leur communiqué. «Des milliers de mains se sont jointes les unes aux autres pour former une chaîne de vie afin de rescaper, de nourrir et d’apporter leur modeste contribution, dans cette situation de crise.»

Les chapitres régionaux de l’ONG catholique Caritas ont ouvert des dispensaires à l’intention des victimes du séisme. L’archevêque de Mexico, le cardinal Norberto Rivera Carrera, a demandé aux paroisses situées dans les zones sinistrées de «collaborer avec les autorités afin de venir en aide aux personnes dans le besoin et de faire preuve de solidarité chrétienne».

Situés au sud de la capitale, les diocèses de Puebla et de Morelos ont vu plusieurs de leurs églises être endommagées par le tremblement de terre. Selon l’agence Caritas Mexico, 42 personnes auraient perdu la vie à Morelos, et 13 à Puebla. Dans cette dernière ville, une dizaine d’églises se sont effondrées.

La ville de Mexico a été durement touchée: selon le président Enrique Pena Nieto, au moins 27 immeubles se sont effondrés dans la capitale, dont une école privée. Selon l’Assocatied Press, 25 personnes – des professeurs et des élèves – sont décédées lors de cet effondrement. D’autres manquent toujours à l’appel.

Les autorités s’attendent à ce que le nombre de décès monte en flèche, comme c’est souvent le cas dans ce genre de catastrophe, en raison des personnes qui sont toujours coincées sous les décombres.

Lors de son audience générale du 20 septembre, le pape François a prié pour les victimes du tremblement de terre, et pour les équipes d’urgence à pied d’œuvre dans la région, invoquant la sainte patronne du Mexique, Notre-Dame de Guadalupe.

«Dans ces moments de souffrance, je veux exprimer ma proximité et mes prières envers la population mexicaine dans son ensemble», a dit le pape.

L’archevêque de Mexico, le cardinal Norberto Rivera Carrera, a exprimé ses condoléances aux familles endeuillées ayant perdu des parents ou des amis dans ce sinistre.

L’épicentre de ce séisme se trouve à Puebla, une ville sise au sud-est de la capitale. Les tremblements de terre mettent souvent à l’épreuve la ville de Mexico, celle-ci ayant été bâtie sur le lit d’un lac asséché. Ce sol mou rend donc la ville vulnérable en cas de séisme, même lorsque l’épicentre est éloigné de Mexico. Les vibrations sont habituellement ressenties par les habitants. Un système d’alarme fait alors tinter une sonnerie. Les résidents disposent alors d’une minute pour quitter leurs demeures. Or, le 19 septembre, ce système d’alarme ne s’est pas activé.

«J’étais complètement effrayé», affirme Pedro Anaya, un petit commerçant.

Il s’est alors joint à une équipe d’urgence s’étant formée spontanément afin de venir en aide aux personnes coincées sous les débris, dans le quartier huppé de Condesa.

«Dès que j’ai eu la certitude que ma famille était en sécurité, je suis allé aider [les sinistrés]», dit-il.

David Agren, Catholic News Service

 

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