Nouvelle-Écosse

Messages de soutien catholique et anglican après la pire tuerie de l'histoire du Canada

Un agent de la GRC photographié sur une route près de Portapique, en Nouvelle-Écosse, le 19 avril 2020. Les archevêques catholique Mancini et anglican Cutler ont publié des messages de soutien à la population touchée par la plus grande tuerie de l'histoire du Canada.
Un agent de la GRC photographié sur une route près de Portapique, en Nouvelle-Écosse, le 19 avril 2020. Les archevêques catholique Mancini et anglican Cutler ont publié des messages de soutien à la population touchée par la plus grande tuerie de l'histoire du Canada.   (CNS photo/John Morris, Reuters)
2020-04-20 18:49 || Canada Canada

Avec 19 décès confirmés jusqu'à présent dans ce qui est désormais la plus grande tuerie de masse de l'histoire du Canada, l'archevêque de Halifax-Yarmouth, Anthony Mancini, a présenté ses condoléances aux familles des personnes tuées, en particulier à la famille de l'agente Heidi Stevenson de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

«Sa mort dans l'exercice de ses fonctions est le plus grand sacrifice que l'on puisse faire au nom des citoyens qu'elle servait», a déclaré l'archevêque catholique dans une lettre publiée le 20 avril après la cavale meurtrière d’un homme de 51 ans en Nouvelle-Écosse.

«Nos prières visent à tous les membres de sa famille, en particulier ses enfants, et ses collègues de sa famille de la GRC, qui pleurent la perte de sa vie.»

Stevenson a été la première victime de la fusillade du week-end identifiée par la Gendarmerie royale du Canada. Elle était une vétérane de la GRC depuis 23 ans, mère de deux enfants et épouse du professeur Dean Stevenson.

L'archevêque a voulu adresser une parole d'espoir à tous les Néo-Écossais.

«Un événement aussi tragique, impliquant la mort insensée d'un si grand nombre de nos concitoyens, nous a tous choqués», a-t-il déclaré, «ajoutant une souffrance collective supplémentaire à une période déjà tragique dans notre province, notre pays et nos vies personnelles.»

«J'offre mes plus sincères condoléances aux familles et aux amis de toutes les victimes et je prie pour qu'ils trouvent un peu de consolation dans les expressions d'amour et de sollicitude qui leur sont témoignées en ce moment de tristesse et de deuil», a poursuivi Mgr Mancini.

Rappelant que c'était encore la saison de Pâques, il a exhorté les Néo-Écossais à se rappeler «que la vie continue au-delà de la mort».

De son côté, l’archevêque anglican de la Nouvelle-Écosse et de l’Île-du-Prince-Édouard, Ron Cutler, a souligné dans une déclaration publiée le 20 avril à quel point «l'ampleur de la violence dans une région mieux connue pour sa paix et sa beauté» parait inconcevable.

«Dans une province aussi petite, le réseau de relations signifie qu'une grande partie de notre population a été directement touchée. Face à cette tragédie, nous ne pouvons que pleurer, partager notre chagrin et tendre la main par tous les moyens dont nous disposons actuellement, pour nous soutenir les uns les autres», a-t-il dit.

Il a rappelé qu’en ce temps de Pâques, «nous nous rappelons que la vie et l'amour triomphent finalement du mal et de la mort, même si cela n'est pas immédiatement apparent».

«Puissions-nous être des moyens de vie et d'amour en cette période où nous avons fait l'expérience du mal et de la mort», a souhaité Mgr Cutler.

Cavale meurtrière

La fusillade a commencé dans le village de Portapique, en Nouvelle-Écosse, à environ une heure et demie au nord de Halifax et une heure au sud de Sackville, à la frontière avec le Nouveau-Brunswick.

La police a reçu des appels concernant des coups de feu tirés vers 22 h le samedi 18 avril. Des témoins ont déclaré que le tireur avait mis le feu à sa maison et à plusieurs bâtiments de la propriété. Apparemment habillé comme un agent de la GRC et conduisant une voiture peinte pour ressembler à une voiture de patrouille de la GRC, le tireur a commencé à chercher des victimes parmi ses connaissances dans la région.

À 9 h le 19 avril, la GRC avait identifié publiquement son suspect, publié sa photo sur les médias sociaux et avait averti les gens de rester chez eux avec les portes verrouillées. À un moment donné ce matin-là, l'homme a abandonné sa fausse voiture de police et s'est mis à conduire un véhicule utilitaire sport argenté. Les restes calcinés de la fausse voiture de police ont été retrouvés à Shubenacadie, en Nouvelle-Écosse.

La police a échangé des tirs avec le suspect dans une station-service Irving Big Stop à Enfield, à une heure au sud de Portapique, sur l'autoroute 102. Le denturologiste Gabriel Wortman, le suspect identifié par la GRC, a été tué.

Plus tard dans la journée, le syndicat représentant les agents de la GRC a confirmé qu'un de ses membres avait été tué et un autre blessé.

Les responsables ont déclaré que le bilan n'était pas définitif, car il y a 16 scènes de crime, dont certaines ont été incendiées.

The Catholic Register, Toronto

- Avec Philippe Vaillancourt

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