La Ville autorise la vente d'un terrain

Sherbrooke en voie d’avoir son premier cimetière musulman

Le terrain dont la vente a été approuvée se trouve à proximité du Cimetière Saint-Michel (photo).
Le terrain dont la vente a été approuvée se trouve à proximité du Cimetière Saint-Michel (photo).   (Mario Hains, CC BY-SA 3.0)
Philippe Vaillancourt | Journaliste
Journaliste
2018-10-12 11:55 || Québec Québec

La Ville de Sherbrooke a autorisé le 9 octobre la vente d'un terrain à l'Association culturelle islamique de l'Estrie (ACIE), étape cruciale vers l’établissement d’un premier cimetière musulman dans la ville.

Mardi, le comité exécutif de la Ville de Sherbrooke a autorisé la vente sous condition d’une partie du lot 1 329 322 située sur la rue Desaulniers à l’Association culturelle islamique de l’Estrie.

La vente concerne un terrain d’une superficie de 2 793 m² pour un montant de 69 800$.

Le terrain est adjacent à celui du Cimetière Saint-Michel, dans l’arrondissement Fleurimont.

«Le taux a été fixé en tenant compte de la localisation du terrain à l’extérieur des secteurs développés et en considérant l’absence du réseau d’égout dans ce secteur », a précisé la ville dans un communiqué.

La vente est conditionnelle à l’obtention des autorisations requises en fonction de la Loi sur les cimetières non catholiques.

Sherbrooke a aussi annoncé qu’il est «convenu que l’Association culturelle islamique de l’Estrie assumerait tous les frais relatifs à la vente et aux études exigées par les différents ministères».

Le projet de cimetière musulman avait été officiellement lancé le 10 février 2017 par l’ACIE.

«L’élan de soutien de toutes les communautés et en particulier des responsables politiques de tout bord, suite aux attentats de Québec contre le Centre culturel islamique de Québec, nous appelle à la prise d’initiatives indispensables à notre intégration et à notre engagement durable», avait alors écrit l’association dans un message à la communauté musulmane.

L’absence d’un cimetière musulman à Sherbrooke avait été douloureusement ressentie en juillet dernier lorsqu’une fillette de 8 ans est morte par noyade dans la rivière Magog. L’enfant d’origine syrienne avait dû être enterrée à Montréal.

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