Au lendemain de la fusillade qui a fait huit morts à Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique, l’Église Unie du Canada (EUC) exhorte ses membres «à résister aux discours qui ciblent des groupes entiers de personnes».
La plus importante Église protestante du Canada a diffusé cet appel après que les autorités policières et des médias aient révélé que l’auteure de cette tuerie était une personne transgenre.
«Nous sommes conscients que ces informations peuvent rapidement devenir une source de peur ou de reproches», notamment envers la communauté LGBTQ+.
Mais, prévient l’EUC, «les actions d’une seule personne ne définissent jamais l’ensemble d’une communauté ou d’un groupe identitaire».
«Aucune communauté ne devrait être jugée sur les actions d’un individu, et aucun acte de violence ne devrait être utilisé pour créer des divisions ou aggraver la stigmatisation.»
Cette tragédie devrait inciter les villes et municipalités canadiennes à «créer des conditions dans lesquelles les jeunes, quelle que soit leur identité, sont soutenus et non isolés, où aucun enfant n’est laissé seul face au désespoir ou à des influences néfastes, et où l’accès aux armes est réglementé de manière rigoureuse et responsable afin d’éviter tout préjudice irréversible».
Solidarité anglicane
L’archevêque Shane Parker, le 15e primat de l’Église anglicane du Canada, vient d’acheminer une lettre de solidarité à l’Église épiscopale des États-Unis.
«Il est déchirant pour nous, vos voisins du Nord, d’assister à l’agitation croissante qui s’est manifestée et persiste dans tant de vos communautés», a-t-il écrit le vendredi 6 février à l’évêque président Sean Rowe.
«Nous avons vu et entendu des récits alarmants d’agressions, d’intimidations et de harcèlement à l’encontre de communautés et d’individus ciblés, ainsi que de la déshumanisation de ceux qui sont perçus comme n’appartenant pas à la société. Nous avons vu des images de violence, de brutalité et même de mort pour ceux qui ont osé contester ces actions et réclamer justice.»
«Nous voulons que vous sachiez que vous n’êtes pas seuls», ajoute le primat canadien qui reconnaît que l’Église épiscopale américaine (membre elle aussi de la Communion anglicane) agit «avec foi et résilience en réponse à l’appel de l’Évangile» qui demande de servir et d’accueillir «ceux qui sont dans le besoin» et de «défier ceux qui abusent de leur pouvoir».
Dialogue avec la FSSPX
La Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX) a annoncé, le lundi 2 février, son intention de nommer de nouveaux évêques le 1er juillet sans avoir obtenu l’accord du Vatican.
Dix jours plus tard, le supérieur général de la FSSPX, l’abbé Davide Pagliarani, a rencontré à Rome le préfet du dicastère pour la Doctrine de la Foi, le cardinal Víctor Manuel Fernández.
Durant cette rencontre, le cardinal Fernández a offert d’entreprendre avec la communauté fondée par l’archevêque Marcel Lefebvre un «dialogue théologique» qui établirait les conditions requises «pour la pleine communion avec l’Église catholique», à la condition toutefois que la FSSPX n’ordonne aucun évêque.
Le supérieur général Pagliarani, doit répondre «dans quelques jours» à cette proposition, vient d’annoncer la FSSPX. Il fera aussi «connaître sa réponse à tous les fidèles», indique le district du Canada de groupe traditionnaliste.










































