Le Conseil du patrimoine religieux du Québec (CPRQ) déplore que la question du patrimoine bâti ait été «peu présente» dans les débats publics entourant les élections générales du lundi 5 octobre 2026.
Cette thématique est aussi absente des engagements électoraux qu’ont rendus publics les cinq principaux partis politiques au cours des dernières semaine.
«Dans un contexte où les enjeux de conservation, de requalification et de transmission du patrimoine religieux s’intensifient, le CPRQ souhaite rappeler l’importance pour le prochain gouvernement de poursuivre son engagement financier et stratégique envers ce patrimoine essentiel à l’histoire et à l’identité du Québec», déclare l’organisme.
Le CPRQ demande donc au gouvernement qui sera élu lundi de «relancer un programme spécifique au patrimoine religieux et de mettre en place un financement pluriannuel». L’organisme souhaite aussi que le patrimoine à caractère religieux soit dorénavant intégré «aux stratégies gouvernementales en matière de revitalisation des territoires, de culture, de tourisme et de développement durable».
En juin 2025, le ministère de la Culture et des Communications (MCC) a suspendu les programmes d’aide financière en restauration et en requalification du patrimoine religieux, deux programmes gérés par le CPRQ. Le ministre Mathieu Lacombe annonçait alors le lancement d’un «chantier pour moderniser l’approche de gestion du patrimoine religieux».
Fonds de réconciliation avec les Autochtones
En septembre 2021, les évêques catholiques du Canada se sont engagés à recueillir une somme de 30 M$ afin de financer des initiatives de guérison et de réconciliation auprès des communautés autochtones du pays.
Cinq années plus tard, cet engagement n’a pas été atteint. Consulté au début du mois de septembre 2026, le site web du Fonds de réconciliation avec les Autochtones (FRA) indique qu’il a recueilli «25 900 384,69 $ à ce jour, ce qui place le fonds dans les délais prévus pour dépasser son engagement quinquennal de 30 M$».
Le 2 octobre 2026, ce montant est toujours inchangé dans le site du FRA. De plus, aucune initiative afin de recueillir les 4 M$ manquants n’y est annoncée.
À la mi-septembre, Présence a demandé au président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) de commenter cet écart entre l’engagement de 2021 et les résultats de 2026. Mgr Pierre Goudreault n’a pas souhaité commenter. Pomeline Martinoski, directrice des communications de la CECC, a confirmé que les évêques devaient discuter du FRA durant leur assemblée plénière annuelle (du 21 au 25 septembre 2026). De son côté, le FRA a ignoré les demandes de commentaires faites par Présence.
Nouveau secrétaire général
En janvier 2027, le pasteur Éric Hébert-Daly occupera la fonction de secrétaire général de l’Église Unie du Canada. Il remplace à ce poste le pasteur Michael Blair.

Le secrétaire général de la plus importante Église protestante du Canada «assure la direction, la gestion et la coordination de la confession», en étroite collaboration avec la modératrice actuelle, la pasteure Kimberly Heath.
Le pasteur Hébert-Daly est le premier francophone à occuper ce poste depuis la création de l’Église Unie du Canada en 1925.
«L’Église est entre bonnes mains avec Éric au poste de secrétaire général. Son sens aigu de la stratégie et du leadership sera un atout précieux en cette période particulière», estime le secrétaire général sortant Michael Blair.
Ordonné en 2020 et prsponsable des ministères en français de l’Église Unie du Canada de 2018 à 2022, Éric Hébert-Daly a été directeur national du Nouveau Parti démocratique sous Jack Layton. Plus récemment, il a agi à titre de directeur général des élections lors de la plus récente course à la direction du NPD.
Mois canadien de l’histoire islamique
Durant tout le mois d’octobre, les Canadiens sont invités «à reconnaître et à célébrer» la contribution, les cultures et les traditions des communautés musulmanes à travers le pays, suggère Marc Miller, ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes.
Dans un message publié au début du Mois canadien de l’histoire islamique, le ministre Miller rappelle que près de deux millions de personnes musulmanes vivent au Canada.
«Au cœur de la foi islamique, on retrouve cinq piliers qui sont étroitement liés à des valeurs telles que l’empathie, l’humilité, la gratitude, la générosité et la sollicitude envers les plus vulnérables.»
Le ministre dénonce «le fléau de l’islamophobie» et assure que le gouvernement canadien défendra toujours «le droit de chaque personne au Canada à exprimer sa culture et sa foi en toute sécurité».















































