La 9e édition des Journées du patrimoine religieux offre aux citoyens de découvrir cette fin de semaine 142 sites et circuits patrimoniaux disséminées dans 90 municipalités.
C’est un peu moins que l’an dernier (175 sites, 100 municipalités). Toutefois, annonce le Conseil du patrimoine religieux (CPRQ) qui coordonne ces journées thématiques, pour la toute première fois, deux sites situés hors Québec se joignent à l’événement. Ils sont situés au Nouveau-Brunswick, à Grande-Anse et Moncton plus précisément. Cette ouverture pancanadienne est appelée à se développer dans les prochaines années, promet l’organisme à but non lucratif.
Ce printemps, le CPRQ alertait le public qu’en raison d’une «coupure importante» de son budget, il n’était «plus en mesure d’organiser seul» l’édition 2026 des Journées du patrimoine religieux.
Rappelons qu’en juin 2025, le ministère de la Culture et des Communications (MCC) a suspendu les programmes d’aide financière en restauration et en requalification du patrimoine religieux, deux programmes gérés par le CPRQ. Cet été, le ministre Mathieu Lacombe n’a pas annoncé la reprise de cette aide financière via le CPRQ.
Heureusement toutefois, confie Franck Calard, conseiller en patrimoine au CPRQ, que des citoyens et «plusieurs» députés québécois ont fait parvenir des dons à l’organisme (plus de 4 000 $) afin que les journées thématiques des 11, 12 et 13 septembre 2026 puissent avoir lieu.
La programmation complète des Journées du patrimoine religieux: <www.journeesdupatrimoinereligieux.ca>.
Schismatiques et excommuniés
La Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX) a consacré quatre nouveaux évêques le 1er juillet 2026 à Écône, en Suisse. Deux jours avant la cérémonie d’ordination prévue, le pape Léon XIV a enjoint au père Davide Pagliarani, supérieur général de la FSSPX, de renoncer à ce projet.
«Revenez sur vos pas! Je vous exhorte à considérer avec attention le bien spirituel des fidèles car l’acte schismatique que vous avez l’intention d’accomplir les priverait de la réception licite, voire dans certains cas valide, des sacrements qu’ils aiment et recherchent pour leur sanctification», a écrit le pape le 29 juin 2026.
«La Fraternité a malheureusement procédé à l’ordination épiscopale de quatre prêtres issus de ses rangs», s’est désolé le cardinal Gérald Lacroix. Dans une lettre adressée aux fidèles de l’archidiocèse de Québec rendue publique le 14 juillet, l’archevêque explique que le geste de la FSSPX est «non seulement un acte de désobéissance d’une extrême gravité, mais aussi un acte de nature schismatique qui, en vertu du droit canonique entraîne ipso facto une peine d’excommunication».
Le cardinal Lacroix reconnaît qu’il y a au Québec «des prêtres et des fidèles qui se réclament de la FSSPX». Dans l’archidiocèse qu’il dirige, il y a même des catholiques qui «sont attachés à la FSSPX et entretiennent des liens avec elle, tout en voulant continuer à aimer sincèrement l’Église catholique et à rester fidèles à la foi catholique et au pape». C’est pourquoi, explique-t-il, «nous avions parfois accordé des dérogations dans l’espérance d’une pleine communion effective et affective».
Mais ces dérogations sont dorénavant révolues, ajoute le cardinal. «L’accès de nos églises et de nos chapelles est désormais refusé» aux prêtres et aux fidèles de la Fraternité. «Le sacrement de pénitence conféré par les prêtres de la FSSPX et les mariages auxquels ils assistent, sont désormais considérés comme invalides». De plus, «les fidèles laïcs qui adhérent formellement à la FSSPX ou qui participent avec une pleine connaissance et un consentement délibéré aux activités de cette Fraternité doivent être considérés comme schismatiques et excommuniés».
Supérieur du district du Canada pour la FSSPX, l’abbé Yves le Roux n’a pas commenté spécifiquement la lettre du cardinal Gérald Lacroix. Il estime toutefois que «dans la tempête qui secoue l’Église», le rôle de la Fraternité est de «continuer de permettre aux âmes de recevoir cet enseignement divin, pour le moins édulcoré aujourd’hui dans cette conception moderniste de la théologie qui se met en place sous nos yeux avec cette notion d’Église synodale».
Le pape et les évêques qui déclarent que que la FSSPX s’est excommunié elle-même de l’Église catholique «savent très bien que la cérémonie des sacres [du 1er juillet] est un acte de désobéissance matérielle imposé par la nécessité, et non un acte schismatique malgré leurs propos publics», écrit-t-il dans une lettre remise aux fidèles canadiens de la FSSPX le 26 juillet.
Régime de sanctions contre Israël
Les ministres des affaires étrangères du Canada, de la France et de dix autres pays européens estiment que «les actions du gouvernement d’Israël en Cisjordanie compromettent la possibilité d’une solution à deux États», une solution depuis longtemps mise de l’avant par le Conseil de sécurité des Nations unies afin de régler le conflit israélo-palestinien.
Le gouvernement d’Israël doit immédiatement «mettre fin à l’expansion des colonies et à l’élargissement des pouvoirs de l’administration civile, veiller à ce que les auteurs de violences commises par des colons soient tenus responsables de leurs actes et enquêter sur les allégations mettant en cause les forces israéliennes», ont déclaré les ministres des affaires étrangères le 8 septembre 2026.
Ils confirment par ailleurs «leur intention d’imposer des restrictions nationales au commerce de biens avec des colonies illégales au regard du droit international».
Le Centre consultatif des relations juives et israéliennes (CIJA) a rapidement condamné la décision du gouvernement du Canada «de signer une déclaration commune annonçant des restrictions sur le commerce de marchandises à destination des quartiers et des communautés israéliens».
«Plutôt que de mener une politique étrangère indépendante fondée sur les intérêts stratégiques du Canada et sur son approche déclarée consistant à ne pas ‘donner de leçons aux pays depuis l’étranger’, le gouvernement a choisi de suivre l’exemple du Royaume-Uni, dans une démarche qui serait motivée par des considérations politiques intérieures visant à apaiser les éléments les plus extrêmes de la société», a déclaré Noah Shack, chef de la direction du CIJA.
L’organisme canadien Voix juives indépendantes (VJI) se réjouit de l’annonce faite par le Canada et les autres pays d’Europe sur les sanctions envers Israël.
«Les mesures précises du Canada n’ont pas encore été annoncées. Alors que le Canada délibère, nous exhortons et nous nous attendons à ce qu’il adopte au minimum l’approche du Royaume-Uni, et qu’il instaure à terme un régime de sanctions complet à l’encontre de l’occupation israélienne», déclare VJI.
«Si le Canada souhaite réellement mettre fin à l’occupation illégale d’Israël, il doit aller au-delà d’une simple interdiction des produits provenant des colonies et imposer dès maintenant des sanctions de grande envergure contre le projet de colonisation israélien», ajoute l’organisme.















































