Le Sommet des dirigeants du G7 aura lieu à Kananaskis, en Alberta, du dimanche 15 au mardi 17 juin 2025. Mais depuis le jeudi 12 juin et jusqu’au début de cette rencontre internationale, la ville de Calgary sera l’hôte d’un Forum des peuples du Jubilé du G7 qui réunira des militants de la justice sociale et écologique ainsi que des représentants de groupes religieux venus du monde entier, explique l’organisme Kairos Canada.
Ce vendredi 13 juin, le cardinal Pedro Barreto Jimeno, archevêque émérite de Huancayo au Pérou, participera à un atelier consacré à la campagne du Jubilé 2025, une initiative œcuménique mondiale. Cette campagne demande l’annulation des dettes injustes versées par les pays pauvres et réclame des réformes urgentes du système financier international. Au Canada, la campagne du Jubilé 2025 est menée par Kairos Canada, Développement et Paix, le Bureau des congrégations religieuses pour l’écologie intégrale et le Conseil canadien des Églises.
«Le fait que les dirigeants de seuls sept pays riches prendront des décisions d’une portée potentiellement mondiale lors du Sommet du G7 témoigne de l’injustice de notre monde», a déclaré Luke Stocking, le directeur général par intérim de Développement et Paix. «Mais les citoyens peuvent redresser ce déséquilibre lors du Forum des peuples du Jubilé du G7. C’est un formidable moyen d’exprimer haut et fort notre demande de justice en matière de dette internationale, afin que les délégués du G7 soient contraints d’entendre le cri de la terre et le cri des pauvres.»
Le G7 (aussi appelé le Groupe des sept) est un regroupement informel de sept pays, soit le Canada, l’Allemagne, les États-Unis, la France, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni. Depuis 1977, l’Union européenne prend part aux discussions du G7 afin de «coordonner les approches en matière de stabilité économique mondiale, de menaces pour la paix et la sécurité internationales et d’autres questions transnationales», indiquent les notes préparées par le gouvernement du Canada à l’intention des journalistes.
Doctorats honorifiques
L’Université Saint-Paul remettra des doctorats honorifiques à la sénatrice Michèle Audette ainsi qu’au colonel Michel William Drapeau, professeur à l’Université d’Ottawa et membre du Conseil des gouverneurs de l’Université Saint-Paul de 2012 à 2019.
Reconnue pour sa défense des droits des femmes autochtones et commissaire à l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, «Michèle Audette incarne une réconciliation vivante, portée par le courage, l’écoute et l’action, a déclaré Louis Patrick Leroux, recteur de l’Université Saint-Paul. Son engagement profond auprès des communautés, son rôle de bâtisseuse de ponts et sa voix infatigable pour la justice sont en parfaite résonance avec notre mission universitaire.»
Selon le recteur Leroux, le colonel et professeur Michel William Drapeau «incarne les valeurs de justice, de courage moral et de service à la communauté que nous cherchons à promouvoir à l’Université Saint-Paul. Lui décerner ce doctorat honorifique, c’est rendre hommage à un parcours exceptionnel, porteur de sens et d’inspiration pour notre communauté universitaire».
La cérémonie de remise des doctorats honorifiques «à deux parcours d’exception» aura lieu lors de la collation des grades de l’Université Saint-Paul.
Une Église poursuit la Ville de Saguenay
Une Église évangélique baptiste poursuit la Ville de Saguenay parce qu’elle a fait résilier, en raison de la Loi sur la laïcité de l’État, un contrat de location qu’elle avait dûment signé afin d’occuper des espaces au sous-sol de l’organisme Beta Crux, un centre d’escalade créé en 2017 dans une ancienne paroisse catholique, l’église du Christ-Roi de Chicoutimi.
Le 3 décembre 2024, l’Église des Deux Rives a signé un bail d’une durée de six mois et s’est engagée à verser une somme de 4 320 $ à l’Association pour le développement de la personne handicapée intellectuelle du Saguenay, l’organisme gestionnaire pour le compte de la Ville de Saguenay des espaces locatifs situés au sous-sol de l’ancienne église.
Trois mois plus tard, l’organisme informe l’Église chrétienne qu’elle peut continuer d’occuper les locaux à la condition toutefois «qu’elle s’abstienne de toute pratique ou activité ayant un caractère religieux, tel que le fait de prier ou de lire la Bible». La Ville de Saguenay, explique-t-on aux responsables, n’autorise aucune activité religieuse dans ses espaces locatifs.
«Lors de la signature du bail, nous avons clairement indiqué qui nous étions et à quoi servirait le local. La résiliation de notre bail sans préavis raisonnable était inattendue, blessante et frustrante. Cela a causé beaucoup de précipitation de dernière minute afin de trouver un autre lieu de réunion adapté à un groupe de notre taille», a expliqué le pasteur Zach Laustsen dans un communiqué préparé par les procureurs de cette Église.
Dans une poursuite civile, déposée en Cour supérieure le 9 juin 2025, l’avocat Olivier Séguin précise que «les actes et omissions reprochés à la Ville de Saguenay ne reposent sur aucune règle de droit.» Il s’agit d’un «cas d’arbitraire pur que ne permet en rien la Loi sur la laïcité de l’État» qui, dans son libellé, n’interdit pas spécifiquement aux groupes religieux de louer ou d’utiliser des espaces publics.
«Au contraire, la Loi sur la laïcité de l’État affirme à la fois la neutralité religieuse de l’État et la liberté de religion.» Il est vrai que cette loi invoque la clause dérogatoire qui soustrait certaines dispositions, comme celle liées au code vestimentaire imposé à certaines personnes occupant des postes d’autorité, au contrôle judiciaire, mais «elle n’annule pas pour autant toutes les libertés religieuses», ajoute-t-il.
L’Église des Deux Rives veut qu’un juge condamne la Ville de Saguenay à lui verser une somme de 1 $ à titre de dommages punitifs en vertu de la Charte des droits et libertés de la personne. Elle souhaite aussi que le tribunal déclare que les autorités municipales, en exigeant la rupture du bail, ont porté atteinte aux droits garantis par la Charte des droits et libertés de la personne et la Charte canadienne des droits, notamment la liberté de religion, d’expression et de réunion pacifique.
Questionnée au sujet de cette poursuite, la Ville de Saguenay n’avait pas, au moment de publier, fait connaître sa réaction.








































