Après plusieurs années d’interruption, le Centre Jeanne-Mance, fondé en 1942 par les Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph lors du tricentenaire de Montréal et de l’Hôtel-Dieu, renaît de ses cendres sous la forme d’un tout nouveau site internet. Mis en ligne le 20 mai dernier, il a comme mandat de faire connaître l’histoire de cette laïque reconnue comme cofondatrice de Montréal, avec Paul de Chomedey de Maisonneuve. Le site met à la disposition des chercheurs et du grand public un recensement des ressources disponibles sur Jeanne Mance.
Le site internet est composé d’onglets (Mission, Historique, Jeanne Mance en bref, Rayonnement, Actualité, Spiritualité, Cause de béatification, Documentation) qui permettent une navigation fluide et logique. Sous la rubrique Documentation, les visiteurs retrouvent une sélection de publications, de parutions ou de diffusions à propos de Jeanne Mance, dont son testament olographe (la copie numérique est hébergée par Bibliothèque et Archives nationales du Québec).
Le contenu historique du site a été confié à la cinéaste Annabel Loyola qui a produit des documentaires sur Jeanne Mance et son œuvre. De son côté, sœur Mariette Chainey, rhsj, vice-postulatrice de la cause de béatification de Jeanne Mance, est responsable du volet spirituel du site.
« Si on veut trouver une information sur Jeanne Mance, tout est là! Si d’aventure cela n’y est pas, on me contacte. Je voulais que tout ce que nous savons sur elle y soit », lance Annabel Loyola qui a consacré les 18 derniers mois à concevoir le site en collaboration avec sœur Mariette Chainey. Dans un témoignage, cette dernière parle de Jeanne Mance avec passion.
« Pour moi, Jeanne Mance est une femme d’action. Elle avait un leadership incroyable! Elle a sauvé Montréal à combien de reprises? Ce leadership en était un plein de sagesse. »
« Nous voulions construire un site d’information sur Jeanne Mance avec des références fiables. Tout ce qui est là-dedans est vérifié et validé. Aujourd’hui, il est difficile de discerner entre une information vraie et une information fausse. Ce sont des experts et des expertes qui sont derrière cela », précise la cinéaste.
Annabel Loyola espère également que le Centre Jeanne-Mance, version virtuelle, va aider à casser certains préjugés tenaces. Elle prend en exemple la journaliste Nathalie Collard qui, dans un article publié le 8 mars dernier, reprend, sans les corriger, les propos de l’écrivaine et traductrice Chantal Ringuet, qui fait de Jeanne Mance une religieuse.
« On entend aussi dire que Jeanne Mance a fondé les Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph. Évidemment, nous savons tous que cela n’est pas vrai. Sur le site, on voit tout de suite qui est Jeanne Mance et qui sont les Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph. Cela place les choses. On y lit que c’est Jeanne Mance qui est allée chercher en France les trois premières religieuses », souligne Annabel Loyola.
Le Centre Jeanne-Mance, bien que financé par les Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph, conserve son indépendance. La cinéaste voit dans le site internet « un legs qui va se perpétuer et se bonifier dans le temps. »
















































