Peu avant le début de la cérémonie d’investiture du 47e président des États-Unis, le pape François a acheminé à Donald Trump un message personnel l’invitant à construire «une société plus juste où il n’y a pas de place pour la haine, la discrimination ou l’exclusion».
«Je vous offre mes salutations cordiales et l’assurance de mes prières afin que Dieu Tout-Puissant vous accorde sagesse, force et protection dans l’exercice de vos hautes fonctions», a d’abord écrit le pape.
«Inspiré par les idéaux de votre nation, qui consiste à être une terre d’opportunités et d’accueil pour tous, j’espère que sous votre direction, le peuple américain prospérera et s’efforcera toujours de construire une société plus juste, où il n’y a pas de place pour la haine, la discrimination ou l’exclusion.»
«Alors que notre famille humaine est confrontée à de nombreux défis, sans parler du fléau de la guerre, je demande également à Dieu de guider vos efforts pour promouvoir la paix et la réconciliation entre les peuples.»
«Avec ces sentiments, j’invoque sur vous, votre famille et le peuple américain bien-aimé une abondance de bénédictions divines», a conclu le pape.
Son message, rédigé en italien et en anglais, a été publié le lundi 20 janvier dans le bulletin quotidien du service de presse du Saint–Siège.
Décrets présidentiels
De son côté, la Conférence des évêques catholiques des États-Unis a indiqué examiner avec attention les premiers décrets qui seront signées par le nouveau président peu après son investiture.
«L’enseignement de l’Église catholique nous appelle à défendre le caractère sacré de la vie humaine et la dignité donnée par Dieu à toute personne. Cela signifie que la prise en charge des immigrants, des réfugiés et des pauvres fait partie du même enseignement de l’Église qui exige que nous protégions les plus vulnérables parmi nous, en particulier les enfants à naître, les personnes âgées et les personnes handicapées», ont déclaré les évêques américains.
Le Conseil national des Églises du Christ (NCC – National Council of Churches of Christ in the USA), le plus important regroupement œcuménique des États-Unis, n’a pas émis de déclaration à l’occasion du retour du président Trump. Sa dernière déclaration concernait le récent cessez-le-feu à Gaza.
«Il appartient aux Israéliens – à la fois le gouvernement et les citoyens – et aux Palestiniens – ceux qui aspirent à une patrie libre d’inimitié et de conflits – de nourrir cette paix et de la voir se concrétiser. Et il appartient aux États-Unis, à l’Égypte et au Qatar, trois pays qui ont contribué à négocier ce cessez-le-feu, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté internationale, en particulier aux Nations Unies, d’accompagner les Israéliens et les Palestiniens vers une paix totale et durable», ont écrit les leaders religieux américains.
En janvier 2021, le NCC avait fustigé le président sortant Donald Trump au lendemain de l’assaut du Capitole par ses partisans.
«Ses paroles et ses actes ont placé la vie des personnes qu’il est censé servir en grave danger pour promouvoir ses propres intérêts», avait déclaré le NCC.
«Pour le bien de la nation», les leaders des diverses Églises chrétiennes des États-Unis ont alors déclaré «que le moment est venu pour le président Donald J. Trump de démissionner immédiatement» de sa charge.
















































