Au premier jour du ramadan, le premier ministre canadien Justin Trudeau réclame qu’un « cessez-le feu durable » soit observé à Gaza.
Dans un message aux quelque 1,8 million de musulmans qui vivent au pays, le premier ministre rappelle que « le ramadan est l’occasion d’honorer les valeurs de la compassion, de la gratitude et de la famille ».
Mais cette année, indique-t-il, ce « mois béni arrive à un moment particulièrement difficile », en raison de la guerre entre Israël et le Hamas.
« Le Canada réitère son appel en faveur d’un cessez-le-feu durable à Gaza et d’un accès sûr et sans entrave à l’aide humanitaire pour les civils », déclare le premier ministre.
« Tandis que les communautés musulmanes observent le ramadan avec bonté et compassion, cette occasion nous rappelle notre devoir collectif de nous opposer à l’islamophobie, au racisme et à la haine sous toutes leurs formes, en tout temps et en tout lieu », ajoute Justin Trudeau.
Impuissance de l’humanité
Saluant un « mois unique dans notre calendrier », le Conseil des imams d’Ottawa-Gatineau estime que le ramadan est « l’occasion de demander pardon et d’étendre la gentillesse envers les autres ».
Cette année toutefois, le jeûne qu’observent les musulmans durant le prochain mois sera fortement marqué par les événements qui se déroulent « dans la terre de Palestine », déplore ce regroupement d’imams.
« L’humanité est impuissante face à la perte de vie sans précédent, aux déplacements forcés et à une souffrance humaine extrême incommensurable dans la terre de Palestine »
Le Conseil des imams d’Ottawa-Gatineau demande aux musulmans de « garder toutes ces victimes innocentes des guerres et de l’injustice dans leurs prières jour et nuit, et à faire ce qu’ils peuvent pour fournir une assistance par l’intermédiaire des agences de secours reconnues ».
« Nous appelons tous les Canadiens et les musulmans à inclure dans leurs prières les victimes mondiales de la guerre et des catastrophes naturelles », ajoute le Conseil des imams.
Situation désespérante
En France, les chefs des Églises chrétiennes ont appelé leurs fidèles à « ne pas s’habituer à cette situation de guerre et de violence, à être facilitateurs de dialogue et à prier et travailler sans relâche pour que tous puisent dans leur religion des raisons de servir la paix et dépasser les peurs et les colères ».
Orthodoxes, protestants et catholiques se disent « solidaires de toutes les victimes de la guerre entre Israël et le Hamas » et réclament eux aussi un cessez-le-feu.
« Porteurs des valeurs de l’Évangile, nous souffrons de la désespérante situation que connaissent plus de deux millions de personnes vivant dans la bande de Gaza. »
« Nous tenons à affirmer que la restriction d’accès à des ressources essentielles tels que les soins médicaux, la nourriture et l’eau est fondamentalement inhumaine », déplore une déclaration conjointe signée par la Conférence des évêques de France, la Fédération protestante de France et l’Assemblée des évêques orthodoxes de France.
Le Conseil canadien des Églises n’a pas indiqué s’il allait émettre une déclaration afin de souligner le début du ramadan.
Pas d’armes pour Israël
Le jeudi 7 mars, les chefs de l’Église Unie du Canada, de l’Église anglicane du Canada et de l’Église évangélique luthérienne au Canada ont félicité le premier ministre Justin Trudeau pour avoir rétabli le financement de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA).
Les trois Églises ont aussi pressé le gouvernement canadien à « agir dans la mesure du possible pour faciliter la fin des violences à grande échelle à Gaza », obtenir la libération des otages et des prisonniers politiques palestiniens et « apporter une aide humanitaire aux civils pris au piège dans la bande de Gaza ».
Elles demandent de plus que le Canada cesse de fournir des armes à Israël.
« Nous demandons instamment au gouvernement canadien de cesser d’envoyer à Israël des équipements militaires qui contribuent à cette guerre. Le Canada doit cesser de participer de quelque manière que ce soit à ce massacre de civils. »
« Un cessez-le-feu immédiat et permanent est absolument nécessaire », écrivent la modératrice Carmen Lansdowne, l’archevêque et primat Linda Nicholls et l’évêque nationale Susan C. Johnson. « La destruction totale de Gaza et la perte continue de vies civiles, en particulier d’enfants, sont tout à fait inacceptables. »
















































