« Toutes les sœurs ont été libérées! Deo gratias! », lance la religieuse Rita Larivée.
Tôt ce matin, la supérieure générale des Sœurs de Sainte-Anne a confirmé à Présence que les six religieuses haïtiennes enlevées le vendredi 19 janvier 2024 ont été libérées.
Mercredi soir, un média en ligne d’Haïti, Rezo Nòdwès, annonçait déjà leur libération.
« Toutefois, les détails entourant les circonstances de leur libération demeurent inconnus », indiquait-il, tout en mentionnant ne pas savoir « si les forces de police ont joué un rôle dans cette libération ».
La supérieure Rita Larivée n’a pas indiqué ce matin si le chauffeur d’autobus enlevé en même temps que ses consœurs avait aussi été libéré des mains des ravisseurs.
Hier soir, le Service des communications de l’archidiocèse de Port-au-Prince a annoncé que « les autres personnes qui ont été enlevées avec les religieuses le 19 janvier » ont aussi été libérées.
Solidarité
Peu avant que la libération des religieuses ne soit annoncée, la Conférence religieuse canadienne (CRC) a exprimé « sa solidarité et son soutien spirituel » aux Sœurs de Sainte-Anne, une congrégation fondée au Québec en 1850.
« La CRC se désole de la croissance vertigineuse de la violence et de la détérioration constante du climat social en Haïti. Les enlèvements se multiplient, mettant en danger des personnes innocentes qui se consacrent au bien-être humain et spirituel du peuple haïtien », ajoute l’association.
Mardi, l’archevêque de Port-au-Prince et le président de la Conférence haïtienne des religieux et religieuses ont fustigé les autorités haïtiennes en raison de leur inaction.
« Nous en appelons à la responsabilité des dirigeants et leur rappelons leur devoir moral d’assurer la sécurité et la protection des vies et des biens de tous les citoyens. »
« En maintes occasions, l’Église a dénoncé leur mutisme qui s’apparente à une attitude de mépris des souffrances du peuple. »
« Il est navrant de constater qu’aucune réponse sérieuse n’a été apportée depuis plus de deux ans au fléau des enlèvements », ont déploré l’archevêque Max Leroy Mésidor et le père Morachel Bonhomme.
















































