Des chefs d’Églises chrétiennes participeront le mercredi 22 mai sur la colline du Parlement à un bref pèlerinage concernant la crise à Gaza.
Après une marche et un moment de prière, les leaders religieux présents vont rencontrer des députés afin d’obtenir leur appui pour « un cessez-le-feu durable et soutenu à Gaza ». Ils exigeront aussi que le Canada cesse la vente et le transfert d’armes à Israël.
Ce sera la dernière étape du Pèlerinage pour le cessez-le-feu à Gaza entrepris durant le carême par des paroisses et des congrégations locales.
Carmen Lansdowne, la modératrice de l’Église Unie du Canada, ainsi que Susan Johnson, l’évêque nationale de l’Église évangélique luthérienne du Canada, ont déjà annoncé leur participation au pèlerinage d’Ottawa.
Ce pèlerinage, une initiative œcuménique, est présenté comme une marche « en solidarité avec les Palestiniens et les Israéliens sur le chemin de la justice et de la paix ».
« Le Canada peut imposer un embargo complet et contraignant sur le commerce militaire avec Israël, afin d’éviter de se rendre complice d’un génocide », estime Kairos Canada, l’organisateur de cet événement.
Kairos est un organisme qui regroupe dix Églises chrétiennes et institutions religieuses. (En 2016, la Conférence des évêques catholiques du Canada a cessé sa participation à cette coalition œcuménique, préférant « une collaboration au cas par cas sur des projets précis ».)
Pouvoir de la solidarité
Dans un message distribué aux membres de l’Église Unie du Canada, la modératrice Carmen Lansdowne confie qu’en prenant quotidiennement connaissance des derniers développements dans le conflit entre Israël et le Hamas, il lui arrive « d’être gagnée par la désolation et de perdre espoir ».
« Je pense à la Palestine et au nombre absolument déconcertant de personnes qui ont été tuées, blessées ou déplacées. Je pense à la destruction de ce qui était leurs maisons, à la menace d’une nouvelle invasion terrestre, à l’absence d’endroits sûrs où les survivantes et les survivants peuvent aller se réfugier. Je pense aux otages israéliens qui n’ont pas encore été libérés. Je pense à l’attitude belliqueuse que plusieurs affichent et qui ne fait que jeter de l’huile sur le feu du conflit, au péril de l’ensemble des habitantes et des habitants de la région », écrit-elle dans une lettre pastorale publiée au lendemain de Pâques.
Si « l’établissement d’une paix juste et durable dans la région est absolument nécessaire », elle reconnaît qu’« une telle situation semble désespérément éloignée ».
« Le pouvoir de la solidarité et de l’accompagnement radical réside dans un engagement à long terme à connaître l’autre et à marcher à ses côtés. Nous pouvons poser des gestes simples pour accompagner radicalement nos partenaires en Palestine et en Israël », estime la modératrice de l’Église Unie du Canada.
« Même si le sentiment général est au désespoir », elle encourage les communautés et paroisses de son Église à participer au pèlerinage du 22 mai, à Ottawa.
















































