En juillet, lors d’une série de frappes russes contre des bâtiments civils d’Ukraine, le plus grand hôpital pédiatrique du pays (le centre hospitalier Okhmatdyt de Kyiv) a été atteint. Cette attaque aura été un « rappel brutal que les enfants ne sont en sécurité nulle part en Ukraine », avait aussitôt déclaré Catherine Russell, la directrice générale de l’UNICEF.
« Près de trois ans après le début de la guerre en Ukraine, il ne semble pas y avoir de fin à l’horreur que les enfants et leurs familles sont contraints d’endurer. »
La dirigeante internationale avait aussi rappelé que « les hôpitaux devraient être des refuges sûrs, qui bénéficient d’un niveau de protection particulier en vertu du droit international ».
Aussi bouleversée par cette attaque contre un hôpital, Anna Dombrovska, responsable du programme en Ukraine pour l’Association catholique d’aide à l’Orient (CNEWA Canada), tient des propos semblables ces jours-ci.
« Prendre pour cible des enfants et leurs proches a toujours été considéré comme impensable », explique-t-elle. « Les Ukrainiens veulent la paix et la sécurité pour eux-mêmes et leurs enfants. Cette nouvelle est dévastatrice et nous sommes prêts à soutenir nos partenaires à l’étranger en leur accordant un financement conséquent. »
CNEWA Canada lance donc ces jours-ci une campagne de solidarité qui vise à recueillir auprès du public une somme de 600 000 $ afin de fournir à dix hôpitaux d’Ukraine de l’équipement médical, des produits d’hygiène ainsi que des moyens de transport.
Adriana Bara, la directrice nationale de CNEWA Canada, est convaincue que « la paix ne peut s’instaurer que si les nations renoncent à la guerre et se tournent vers le dialogue ».
Elle note que depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, en février 2022, CNEWA Canada a recueilli plus de 8,5 M $ pour venir en aide aux plus démunis. L’année dernière, l’association s’est préoccupée d’acheminer des vivres aux individus et aux familles qui avaient fui les combats dans l’est du pays..
« Cette année, on a choisi d’offrir un appui à des hôpitaux et à des cliniques médicales mobiles qui se rendent dans les zones de guerre », précise la directrice nationale. Elle rappelle que cette initiative est réalisée « en synergie » avec l’Église gréco-catholique.
CNEWA Canada n’a pas fixé une date limite pour amasser cette somme de 600 000 $ destinée aux hôpitaux d’Ukraine. Elle souhaite toutefois que la générosité du public s’exprime d’ici la fin du mois ou au plus tard au début de novembre. « Ensuite, on voudra proposer d’autres gestes de solidarité d’ici Noël dans les autres pays où nous sommes présents. »
















































