À Ottawa, ce mardi 28 avril, le député et secrétaire parlementaire Robert Oliphant s’est vu remettre une pétition signée par plus de 70 000 citoyens canadiens. Les signataires demandent l’annulation des dettes des pays du Sud, la réforme du système financier mondial ainsi que la reconnaissance de la dette écologique que les pays du Nord ont contractée envers le Sud.
Lancée durant l’année jubilaire 2025, la campagne œcuménique Transformer la dette en espoir était menée au pays par Kairos Canada, Développement et Paix et le Bureau des congrégations religieuses pour l’écologie intégrale.
«Ces dettes emprisonnent et étouffent des milliards de personnes dans le monde qui peinent à avoir accès à la santé, à l’éducation et à des emplois décents»
Carl Hétu, directeur général de Développement et Paix
Plus de trois milliards de personnes vivent dans des pays «où l’on consacre plus d’argent au remboursement de la dette qu’à la santé, à l’éducation ou à la lutte contre la crise climatique», déplorent les organisateurs de cette campagne œcuménique mondiale.
Mardi, en présentant les boîtes contenant les pétitions, ils ont exhorté le député Oliphant, secrétaire parlementaire de la ministre des Affaires étrangères Anita Anand, de s’assurer que le gouvernement lance rapidement «un examen de toutes les dettes détenues par le Canada et annule celles qui sont insoutenables» pour les populations pauvres.
«Ces dettes sont injustes», a rappelé mardi Carl Hétu, directeur général de Développement et Paix. «Ces dettes emprisonnent et étouffent des milliards de personnes dans le monde qui peinent à avoir accès à la santé, à l’éducation et à des emplois décents».
Les pays pauvres, écrasés par le remboursement de leurs dettes envers les pays riches, «ne disposent plus des fonds nécessaires pour lutter efficacement et rapidement contre le réchauffement climatique», a déploré de son côté la théologienne Jessica Hetherington.
«Il n’y aura jamais de justice climatique sans justice en matière de dette. Et la justice en matière de dette est impossible sans justice climatique», a scandé cette pasteure de l’Église Unie du Canada.
Rencontre entre le pape et l’archevêque de Cantorbéry
L’archevêque de Cantorbéry Sarah Mullally, nouvelle primat de l’Église anglicane, a rencontré la pape Léon XIV au Vatican le lundi 27 avril 2026. Les deux chefs ont déploré les divisions entre chrétiens et rappelé qu’en 1966, lors du tout premier dialogue théologique tenu entre catholiques et anglicans, le pape Paul VI et l’archevêque Michael Ramsey avaient alors dit cheminer vers une «restauration de la complète communion dans la foi et la vie sacramentelle» entre les deux Églises.
«Alors que notre monde meurtri a grandement besoin de la paix du Christ, les divisions parmi les chrétiens affaiblissent notre capacité à être des porteurs efficaces de cette paix», a déclaré lundi le pape Léon XIV. «Si nous voulons que le monde prenne à cœur notre message, nous devons donc être constants dans nos prières et nos efforts pour éliminer tout obstacle qui entraverait la proclamation de l’Évangile.»
Le «cheminement œcuménique» est toutefois complexe, a reconnu le pape. Si «des progrès considérables ont été accomplis sur certaines questions qui ont historiquement été sources de division, de nouveaux problèmes sont apparus au cours des dernières décennies, rendant plus difficile de discerner la voie vers la pleine communion».
Mais, a-t-il ajouté, «nous ne devons pas laisser ces défis persistants nous empêcher de saisir toutes les occasions possibles pour proclamer ensemble le Christ au monde.»
«Face à la violence inhumaine, aux divisions profondes et aux changements sociétaux rapides, nous devons continuer à raconter une histoire porteuse d’espoir», a réagi la 106e archevêque de Cantorbéry.
Elle a enjoint les catholiques et les anglicans à «œuvrer ensemble pour le bien commun, en construisant toujours des ponts, jamais des murs», convaincue que «les plus pauvres d’entre nous sont les plus proches du cœur de Dieu».
It was an honour to meet and pray with His Holiness Pope Leo XIV @Pontifex this morning. I’m deeply grateful for his gracious welcome at the Apostolic Palace.
In the years to come, I will remain united with the Pope in prayer – for peace in our world, for justice, and for every… pic.twitter.com/IQ1y4h4Y1x
— Archbishop of Canterbury (@ArchbishopSarah) April 27, 2026
L’avenir du patrimoine religieux

Un colloque international sur l’avenir du patrimoine religieux se tiendra du 7 au 9 mai au Centre St-Pierre de Montréal.
Ce colloque, sous le thème Quand les clochers se réinventent, est organisé par le Conseil du patrimoine religieux du Québec (CPRQ).
Des conférenciers, en provenance de Belgique, des Pays-Bas et d’Allemagne, y sont notamment attendus. Ces experts présenteront les initiatives mises en place dans leurs pays respectifs en vue de favoriser la restauration, la requalification et le financement des édifices religieux.
Cette rencontre internationale veut permettre «une réflexion approfondie sur les transformations nécessaires à la gestion, à la valorisation et à l’adaptation du patrimoine religieux dans un contexte de mutation sociale, climatique et réglementaire», explique le CPRQ.
















































