«Là où il y a dignité, nous sommes là», lance l’archevêque Christian Lépine dans les différents outils promotionnels préparés pour la campagne annuelle de l’archidiocèse de Montréal.
Plusieurs courtes vidéos, pour diffusion dans les réseaux sociaux, donnent des exemples des services offerts aux citoyens par le personnel pastoral ou par des bénévoles dispersés sur tout le territoire de l’archidiocèse. Tous s’assurent que «chaque jour, au cœur de la ville, l’Église est présente dans les moments les plus importants de la vie humaine».
Dans une vidéo, il est question de l’accueil et de l’intégration des migrants, des réfugiés et des demandeurs d’asile. Ainsi Alessandra Santopadre, de l’Office des communautés culturelles et rituelles, explique que les gestes d’écoute et de solidarité que son service pose au quotidien visent «à voir d’abord puis à reconnaître la présence et la dignité» de toutes ces personnes venues s’établir au Québec.
Cette année, la campagne de financement de l’archidiocèse de Montréal vise à obtenir 1 M$. L’an dernier, c’est une somme de 670 000 $ qui a été recueillie.
Antisémitisme
Le Musée de l’Holocauste de Montréal (MHM) propose une campagne de sensibilisation afin de donner aux Montréalais «les moyens de mieux comprendre, reconnaître et contrer l’antisémitisme».
Cette campagne qui vise à sensibiliser le public à la persistance de l’antisémitisme comprend des affiches dans les rues, aux arrêts d’autobus et dans les médias. Elle rappelle que quelque 40 000 survivants de l’Holocauste ont rebâti leur vie au Canada, en particulier à Montréal, peu après la Deuxième Guerre mondiale. Mais «leurs descendants font aujourd’hui face à une résurgence alarmante de l’antisémitisme», déplore l’une des grandes affiches préparées pour cette campagne publique.
Statistique Canada révélait qu’en 2024, 68,5% des crimes haineux à motivation religieuse au Canada visaient des personnes juives alors qu’elles représentent représentent moins de 1% de la population.
Pour cette campagne, «nous puisons notre force dans les récits des survivants de l’Holocauste et de leurs descendants pour promouvoir les valeurs de respect, de solidarité et de dignité humaine au sein de l’ensemble de notre société», explique Daniel Amar, directeur général du MHM.
















































