Durant la pandémie, alors que les contacts humains étaient restreints, le photographe Drowster s’est promené dans les différents quartiers de Montréal. Il n’en revenait pas du grand nombre d’églises qu’il croisait sur sa route. Alors que tous ces lieux étaient fermés au public, il s’est mis à photographier l’extérieur de ces «bijoux architecturaux».
«Plus le projet avançait, plus je me rendais compte que je ne photographiais pas seulement les églises. Je prenais aussi le pouls de l’histoire de Montréal avec ses vagues d’immigration et l’évolution de son urbanisme, entre autres», écrit-il dans le livre Pas de messe ce dimanche que publie les Éditions Cardinal.
Le photographe qui se dit «très fier d’avoir pu figer dans le temps, à des fins archivistiques, l’état des églises en 2020 et en 2021», s’inquiète toutefois de ce qu’il adviendra de tous ces lieux de culte dans l’avenir. «Faut-il les sauver? Et comment? Je suis loin de le savoir, mais j’espère sincèrement que cette œuvre contribuera à les graver dans notre mémoire collective et, peut-être, à nous aider à trouver des pistes de réponse.»
Le livre photo-documentaire Pas de messe ce dimanche compte 248 pages et est vendu au prix de 32,95 $ dans les librairies dès le mardi 31 mars.
Paix au Moyen-Orient
«Guidés par notre foi et les principes de la non-violence active, nous affirmons que la véritable paix ne se limite pas à l’absence de violence, mais englobe la justice, la dignité humaine et la responsabilité», déclare le mouvement catholique international Pax Christi.
«Une paix illusoire est incompatible avec l’appel de l’Évangile à s’aimer et à se protéger les uns les autres.»
Après un mois de guerre américano-israélienne contre l’Iran, ce mouvement, fondé en France en 1945, exige un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel, un accès humanitaire complet et la protection des civils.
Lançant un appel à «transformer les conflits par le dialogue», Pax Christi affirme que la paix au Moyen-Orient doit être «globale, juste et s’attaquer à la fois à la violence immédiate et aux causes structurelles qui la perpétuent».
Accident à l’aéroport LaGuardia
Les pilotes canadiens Antoine Forest et Mackenzie Gunther sont décédés le dimanche 22 mars lorsque l’appareil qu’ils pilotaient a heurté un camion de pompiers à son atterrissage à l’aéroport LaGuardia de New York. Le vol dans le vol AC8646 d’Air Canada Express, exploité par Jazz Aviation et en provenance de Montréal, transportait 72 passagers et quatre membres d’équipage.
Dimanche, 39 passagers et membres d’équipage ont été immédiatement transportés à des hôpitaux de la région en raison de blessures à divers degrés, tandis que 35 n’ont pas nécessité de soins médicaux immédiats, a indiqué mardi Air Canada. À ce jour, quatre des passagers et membres d’équipage trouvent toujours à l’hôpital.
Le lendemain de cette tragédie, le nouvel archevêque de New York, Mgr Ronald Hicks, a déclaré «confier les âmes des défunts à la miséricorde de Dieu et prier pour la guérison et le réconfort de toutes les personnes touchées».
Cet événement, a-t-il ajouté, «nous rappelle la fragilité de la vie et notre devoir de prendre soin les uns des autres avec compassion».
«Gardons dans nos prières les familles et les amis des personnes touchées, ainsi que les premiers intervenants et tous ceux qui continuent à apporter leur aide après la catastrophe», a dit l’archevêque Hicks.
Cour suprême du Canada
C’est le jeudi 26 mars que s’est achevée l’audience de la Cour suprême du Canada consacrée à la Loi sur la laïcité de l’État. La constitutionnalité de cette loi a été débattue par un nombre record d’intervenants, dont le Mouvement laïque québécois, la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), la Commission canadienne des droits de la personne, l’Organisation mondiale sikhe du Canada (WSO) et le Conseil national des musulmans canadiens (CNMC).
«Dans une démocratie, personne ne devrait être privé de son droit de pratiquer sa profession en raison de sa foi», a déclaré l’Association canadienne des libertés civiles (ACLC) qui conteste cette loi depuis sa promulgation en 2019 parce qu’elle cible «certaines religions et exclut de certains secteurs publics les Québécoises et Québécois qui pratiquent ces religions».
Mais au-delà de cette loi particulière, une question a particulièrement été débattue durant les quatre jours d’audience. Est-ce que le recours par le gouvernement du Québec aux clauses dérogatoires peut soustraire les lois qu’il vote «à tout contrôle judiciaire significatif», demande l’ACLC?
«Nous sommes devant la Cour suprême pour sonner l’alarme quant à l’usage croissant de la clause dérogatoire pour priver des communautés vulnérables de leurs droits», a déclaré lundi l’avocate Anaïs Bussières McNicoll. directrice pour le Québec de l’ACLC.
«Si on suit la logique du gouvernement québécois, les tribunaux seraient impuissants – et tenus au silence – même si un gouvernement invoquait la clause dérogatoire pour légaliser la torture, criminaliser l’expression critique du gouvernement, ou bannir l’avortement», a-t-elle ajouté.
Le jugement de la Cour suprême sera rendu «à une date ultérieure». Plusieurs observateurs doutent que le jugement soit connu avant les élections du 5 octobre 2026 au Québec.
















































