Différents groupes de la société civile, dont la Fédération des femmes du Québec (FFQ), la Ligue des droits et libertés (LDL) et l’Association canadienne des libertés civiles (ACLC), demandent aux chefs des différents partis politiques qui s’affontent durant la présente campagne électorale québécoise de «s’engagent à promouvoir une conception de la laïcité respectueuse des droits humains et à abroger les lois 21, 94 et 9 si leur parti est appelé à former le prochain gouvernement».
Selon ces organismes, la Loi sur la laïcité de l’État (projet de loi 21), la Loi visant notamment à renforcer la laïcité dans le réseau de l’éducation et modifiant diverses dispositions législatives (projet de loi 94) et la récente Loi sur le renforcement de la laïcité au Québec (projet de loi 9) ont été adoptées «sous le couvert des clauses dérogatoires des chartes canadienne et québécoise» et elles «échappent largement au contrôle des tribunaux quant au respect des droits et libertés».
Ces trois lois «favorisent un climat social nocif, marqué par la normalisation de l’intolérance, de la discrimination et des atteintes aux droits des groupes minoritaires, et contribuent à une perte du sentiment d’appartenance à la société québécoise chez de nombreuses personnes».
«Plutôt que de s’attaquer aux enjeux sociaux les plus criants, dont la santé, l’éducation, le logement, l’environnement et le coût de la vie, le gouvernement sortant a choisi de gouverner par l’exclusion», déplore cette coalition.
Les individus et organismes qui souhaitent appuyer cette Déclaration contre l’instrumentalisation de la laïcité doivent le faire d’ici la fin de la journée du 18 septembre. La liste complète des signataires sera ensuite rendue publique. Au moment de publier, les responsables ne pouvaient confirmer à Présence si des groupes chrétiens, juif et musulmans ont endossé cette déclaration.
Voter, c’est aimer son prochain
Les évêques catholiques québécois invitent les citoyens à participer aux élections du 5 octobre prochain.
«Toutes les personnes ayant le droit de voter sont invitées à s’y préparer et à exercer fidèlement ce droit comme un devoir», écrivent-ils dans un communiqué émis le lundi 14 septembre. Le titre de leur communiqué est Voter, c’est aussi une façon d’aimer notre prochain.
Les évêques reconnaissent que «le Québec et le Canada offrent une qualité de vie exceptionnelle», dont «un environnement naturel imposant dans lequel l’eau est abondante, une terre productive où la nourriture ne manque pas, un filet de sécurité pour les services sociaux, la santé et l’éducation, une liberté d’expression et de religion inscrites dans nos chartes, l’égalité entre les hommes et les femmes, ainsi que des possibilités réelles de réalisation personnelle et de développement économique pour les entreprises».
Toutefois, écrivent-ils, plusieurs concitoyens «manquent du nécessaire» et «l’abondance ne profite pas également à tout le monde».
«L’itinérance est à la hausse, l’inflation du prix des logements et des produits de base prive plusieurs de l’essentiel, des personnes malades ne peuvent être prises en charge convenablement, et de plus en plus de femmes sont victimes de violences.»
Le message épiscopal exhorte les catholiques à «réfléchir attentivement» au choix qu’ils feront lors de l’élection du nouveau gouvernement. «Notre vote influencera, pour les années à venir, les possibilités du dialogue véritable, du respect de la dignité humaine et de la recherche du bien commun, que l’Évangile met de l’avant.»
Durant la dernière année, des représentants de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec (AECQ) ont participé à des discussions avec des députés et ministres de l’Assemblée nationale ainsi qu’avec des fonctionnaires. Il a été notamment question du financement du patrimoine religieux ainsi que des récentes lois sur la laïcité. Le message des évêques en vue des élections du 5 octobre ne mentionne pas ces deux sujets.
Fermeture de la cathédrale du Sacré-Cœur
La cathédrale du Sacré-Cœur de Bathurst, Nouveau-Brinswick, fermera bientôt ses portes, vient d’annoncer l’évêque diocésain Michel Proulx.
Construite en 1886, l’église du Sacré-Cœur a été érigée au rang de cathédrale en 1938 lorsque le diocèse de Chatham a changé de nom et de siège épiscopal.
«La communauté chrétienne et le diocèse n’ont plus les fonds nécessaires pour soutenir les opérations courantes» de sa cathédrale actuelle, indique Mgr Proulx. «Et encore moins les 2 M$ requis pour procéder aux réparations qu’elle nécessite.»
C’est l’église Notre-Dame-du-Rosaire, située à moins de quatre kilomètres, qui deviendra la nouvelle cathédrale du diocèse de Bathurst.
À moins de changements majeurs, prévient aussi l’évêque de Bathurst, des démarches seront entreprises en vue de la démolition de l’église en 2027. Mgr Proulx assure toutefois que tous «les éléments ayant une valeur religieuse et artistique particulière seront préservés».
L’évêque soutient que les ressources humaines et financières d’un diocèse doivent demeurer centrées «sur l’essentiel de sa mission qui est l’annonce de l’Évangile de Jésus-Christ».
«Plutôt que d’investir des sommes importantes dans des bâtiments coûteux à entretenir, il nous semble plus approprié de soutenir les projets d’évangélisation et de venir en aide aux personnes appauvries ou en situation de besoin de nos milieux», explique-t-il.
Les dernières messes à la cathédrale du Sacré-Cœur seront célébrées la fin de semaine de l’Action de grâce, soit les 10, 11 et 12 octobre 2026.
Coffret commémoratif
Le samedi 12 septembre, en la cathédrale de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, l’évêque Pierre Goudreault a clôturé les festivités du 75e anniversaire de son diocèse et scellé un coffret qui ne sera ouvert que dans 25 ans.
«Le coffret a été conçu dans l’esprit d’une capsule temporelle, destinée à transmettre, aux personnes qui célébreront le centenaire en 2051, un témoignage de l’histoire et de la vie pastorale de notre Église», explique Gwénaël Graindorge, responsable diocésain de la communication.
Fabriqué par un artisan local, le conffret comprend un parchemin qui reproduit la bulle de création du diocèse, le livre Église de Sainte-Anne, terre de promesses (de l’historien Gaétan Godbout), des décrets et textes d’orientation, des documents liés aux activités pastorales ainsi qu’une synthèse du processus synodal diocésain.
Samedi, avant de sceller le coffret, Mgr Goudreault y a aussi inséré une lettre qui sera remise, dans 25 ans, à l’évêque qui dirigera alors le diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière.
«Lorsque vous lirez cette lettre en 2051, votre monde sera différent du nôtre. Vous connaîtrez des défis que nous ne pouvons qu’imaginer», lui a-t-il notamment écrit.
«Peut-être votre Église sera-t-elle plus petite ou différente dans ses façons de vivre et de transmettre la foi. Peut-être aurez-vous découvert de nouvelles manières d’être présents au cœur du monde, de rejoindre les jeunes, d’accueillir les familles, de prendre soin des plus fragiles et d’annoncer l’Évangile. Mais nous voulons vous dire ceci: ne laissons jamais les difficultés nous faire oublier la beauté de la mission qui nous a été confiée.»
75 ans pour l’archevêque de Montréal

Dixième évêque et le huitième archevêque de Montréal, depuis la fondation du diocèse en 1836, Mgr Christian Lépine célèbre son 75e anniversaire le vendredi 18 septembre 2026.
Selon le droit de l’Église catholique (canon 401), tout évêque qui atteint l’âge de 75 ans «est prié de présenter [au pape] la renonciation» à son poste, le jour même de son anniversaire. C’est alors au pape «d’y pourvoir après examen de toutes les circonstances» et de nommer un successeur à l’évêque diocésain.
La page Facebook de l’archidiocèse a souhaité bonne fête à l’archevêque au début de la journée. «En ce 18 septembre, nous rendons grâce pour la vie de notre archevêque et pour les années consacrées au service de l’Église et de la communauté.»
















































