Ce qui faisait office d’une simple divulgation de résultats de recherche s’est transformé en un véritable colloque de deux jours. Organisé par Florence Pasche-Guignard, professeure agrégée en sciences des religions à l’Université Laval, l’événement virtuel Autour du cycle – Savoirs, discours et pratique sur l’observation et l’interprétation du cycle menstruel, les 14 et 15 avril, explore la relation entre fertilité féminine, croyances religieuses et pratiques contemporaines.
Trois doctorantes ont formé un comité appuyant la tenue de l’événement: Daphnée Dion-Carrier (sciences des religions), Laura Lafrance (études littéraires) et Clara Gargon (anthropologie).
En effet, initialement prévue sur une seule journée, cette rencontre a pris de l’ampleur face à l’afflux de participants et d’intervenants intéressés. Impossible de condenser le tout en moins de 24 heures, les organisatrices ont donc décidé d’étendre le colloque sur deux jours afin d’offrir une discussion plus approfondie et diversifiée.
Entre religion et nouvelles pratiques
L’aspect central de l’événement concerne les pratiques contemporaines de connaissances du cycle menstruel ainsi que leurs angles éthiques, rituels, spirituels et religieux. Par exemple, certaines femmes rejettent la contraception artificielle au profit de la méthode symptothermique. Le principal objectif est alors de déterminer la fenêtre de fertilité de la femme. Cette approche, encouragée par l’Église catholique, constitue un point de départ pour des discussions plus étendues sur la spiritualité et le corps féminin.
Bien que des motifs ecclésiaux soient en partie à la base de cette technique, il est intéressant de voir si c’est toujours le cas aujourd’hui. Est-ce que la méthode symptothermique est exercée seulement par des gens qui pratiquent une religion? Est-ce devenu un moyen de contraception utilisé par des femmes de divers milieux pour maintes raisons? Y a-t-il de nouvelles tendances autour de la fertilité féminine et du rituel autour du cycle menstruel depuis quelques années? C’est ce que va explorer cet événement.
Un programme varié et interactif
Le 14 avril sera en partie consacré à la divulgation des résultats des études menées par Florence Pasche-Guignard et Obrillant Damus, chercheur haïtien actuellement au Québec. Les deux professeurs s’intéressent à la transmission de la méthode symptothermique au Québec et en Haïti, ainsi qu’à la place de la dimension religieuse dans son enseignement.
Le colloque accueillera des acteurs et actrices des milieux universitaires et de la santé des femmes pour explorer les savoirs traditionnels et émergents sur le cycle menstruel dans diverses cultures et institutions (religieuses, médicales, communautaires, etc.) Par exemple, les participants pourront assister à une table ronde animée par les doctorantes Clara Gargon et Daphnée Dion-Carrier, où spécialistes et professionnels de la santé débattront des enjeux liés à la fertilité féminine. Un volet artistique innovant s’ajoute à cette première journée : Alexane Giguère, étudiante en anthropologie, créera des œuvres inspirées des échanges et exposés.
Le 15 avril mettra en avant la recherche de plusieurs doctorants provenant de différents départements. Sous forme d’ateliers, chaque présentation traitera d’un aspect du cycle menstruel ou de la fertilité chez les femmes. La projection du film Echo(e)s, en lien avec les thèmes du colloque, viendra clore l’événement.
Un événement enrichissant
Le colloque Autour du cycle ne se limite pas à un simple débat scientifique : il reflète une tendance grandissante. En effet, une redécouverte des alternatives naturelles dans la gestion de la fertilité et de l’accouchement devient de plus en plus populaire. En rassemblant des chercheurs, des professionnels de la santé et des spécialistes des médecines douces, il entend offrir une vision globale et nuancée du sujet.
Colloque et atelier Autour du cycle
14 et 15 avril 2025
• Informations et programme
Inscription avant le 11 avril 2025
• Formulaire
—
Note: 7 avril 2025
Cet article comporte quelques ajouts et remplace une version publiée le 2 avril dernier.
















































