Un chercheur universitaire québécois publie dans une revue française une analyse du conspirationnisme catholique.
Stéphane Bürgi, enseignant au Centre d’études du religieux contemporain de l’Université de Sherbrooke, explique dans le numéro 800 de Golias Hebdo (18 au 24 janvier 2024) comment les théories du complot, bien présentes depuis la pandémie de COVID-19, se sont aussi répandues dans la sphère catholique.
Le chercheur a pu observer que, « pour une certaine droite catholique », les mesures sanitaires imposées en 2020 et 2021 afin de protéger la population du virus ont été perçues comme « une situation de persécution, qui mettait en danger la foi elle-même ».
Auteur de l’essai récent La dérive conspirationniste (Novalis, 2023), l’enseignant propose aussi dans son texte, qui occupe près de la moitié du numéro de la revue française – en plus de sa page couverture –, une cartographie du conspirationnisme catholique.
On y retrouve les noms de Carlo Maria Viganò, l’ancien nonce apostolique au Vatican, d’Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan, et de Joseph Strickland, évêque du diocèse de Tyler au Texas et récemment destitué par le pape François. Les cardinaux Raymond Burke, Gerhard Müller et Robert Sarah en font aussi partie.
La complosphère catholique héberge aussi des institutions, des médias et des portails comme EWTN, Le Salon beige, Renaissance catholique et le lobby canado-américain LifeSiteNews.
Stéphane Bürgi rappelle au lectorat de Golias que ce dernier groupe, LifeSiteNews, est bien connu au Canada pour « son opposition radicale aux revendications LGBTQ et sa critique sans concession du pape François ». Il offre « une lecture conspirationniste des événements mondiaux » et « cultive plusieurs liens avec des figures de l’extrême droite américaine ».
















































