Les membres du Réseau des Églises vertes viennent de voter la dissolution de cet organisme qui aidait depuis près de 20 ans les communautés chrétiennes à améliorer leurs pratiques environnementales.
D’abord créé comme un projet lié à l’Église Unie du Canada, devenu un programme du Centre canadien d’œcuménisme, le Réseau des Églises vertes a acquis son autonomie administrative en 2015.
Près d’une centaine d’églises, de couvents et d’institutions de différentes confessions chrétiennes ont obtenu depuis 2006 le label Église verte.
La fermeture de l’organisme vient tout juste d’être annoncée. Un communiqué, déposé dans le site Web de l’organisme, confirme que c’est lors d’une assemblée générale spéciale tenue le mardi 23 avril 2024 que la décision a été prise.
« L’organisme se trouve dans une situation financière difficile, sans pouvoir susciter une mobilisation suffisante pour se renouveler », explique-t-on. « La fermeture est la meilleure option. »
On indique que les ressources déposées dans le site eglisesvertes.ca seront accessibles, tout comme la cinquantaine de vidéos de la chaîne YouTube de ce regroupement œcuménique.
L’organisme reconnaît que les bureaux nationaux des diverses Églises protestantes (anglicane, unie, presbytérienne, luthérienne, mennonite) offrent déjà « une aide aux diocèses et aux paroisses qui prennent un virage vert ».
Ce n’est pas le cas du côté de l’Église catholique. Au moment de fermer ses portes, le Réseau des Églises vertes presse la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) à s’engager résolument dans une telle démarche environnementale.
« Nous espérons que les diocèses catholiques au Canada prendront le relais en offrant de l’aide aux paroisses qui désirent mieux prendre soin de l’environnement ». L’encyclique Laudato si’ du pape François prône un tel engagement de la communauté catholique, estime le Réseau des Églises vertes.
Plus de détails à venir.
















































