L’interdiction du port de signes religieux par le personnel des centres de la petite enfance est une mesure inacceptable, a déclaré l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) lors d’une séance de consultation menée par la Commission des relations avec les citoyens chargée d’étudier le projet de loi 9, Loi sur le renforcement de la laïcité au Québec.
Pour les membres de cette association, «le port de signes religieux ne fait l’objet d’aucune problématique récurrente» et n’est pas «une source significative de plaintes parentales».
De plus, «aucun consensus scientifique ne démontre de lien entre le port de signes religieux et une atteinte à la qualité éducative ou à la liberté de conscience des enfants», a indiqué l’AQCPE le jeudi 5 février 2026 lors de la présentation de son mémoire sur le projet de loi 9.
De son côté, le Mouvement laïque québécois (MLQ) a déclaré appuyer fortement cette mesure d’interdiction dans les centres de la petite enfance. L’organisme estime aussi que «le Québec a atteint le point où il faut étendre l’interdit du port de tenues vestimentaires religieuses» aux élèves des écoles primaires et secondaires, des cégeps et des universités.
«Il est légitime qu’un État laïque offre aux élèves l’expérience d’un espace de vie à l’abri de tout précepte religieux contraire aux normes que vise à inculquer l’école».
La prochaine séance de la Commission des relations avec les citoyens se tiendra le mardi 10 février.
Islamophobie et antisémitisme
Les postes de représentant spécial du Canada dans la lutte contre l’islamophobie et d’envoyé spéciale pour la préservation de la mémoire de l’Holocauste et la lutte contre l’antisémitisme viennent d’être abolis par le gouvernement canadien.
Leurs tâches seront dorénavant sous la responsabilité d’un Conseil consultatif sur les droits, l’égalité et l’inclusion, vient d’annoncer Marc Miller, ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes.
La décision d’abolir ces deux postes «est profondément troublante et manque de vision à long terme», a aussitôt réagi l’Association canadienne des libertés civiles.
«Il est déconcertant que ces postes soient supprimés à un moment où les incidents rapportés d’islamophobie et d’antisémitisme sont en augmentation dans tout le pays», a déclaré Howard Sapers, directeur général de l’ACLC.
Le nouveau Conseil consultatif sur les droits, l’égalité et l’inclusion, dont les membres ne sont pas connus, devra « jeter des ponts entre les communautés et de lutter contre toutes les formes de racisme et de haine, notamment l’antisémitisme et l’islamophobie», a expliqué le ministre Miller.
Solidarité avec Cuba
Le 29 avril 2026, le président américain Donald Trump a menacé d’imposer des droits de douane aux pays qui vendent du pétrole à Cuba.
Cette menace, inscrit dans un décret présidentiel, est une atteinte au «droit à la vie et au bien-être des Cubains», estime l’Église Unie du Canada qui demande au Canada et à la communauté internationale de dénoncer cet «abus de pouvoir économique et politique».
«Le Canada doit défendre sans équivoque le respect de la souveraineté et de l’autodétermination, sous peine de mettre en péril les siennes», a déclaré la pasteure Cheryl-Ann Stadelbauer-Sampa, secrétaire générale par intérim de la plus importante Église protestante du Canada.
«Tout manquement à s’opposer aux diktats de l’actuelle administration américaine ne fera qu’aggraver les tensions régionales et mondiales et conduira à davantage d’abus en raison de la domination économique et militaire des États-Unis.»
Troubles mentaux et aide médicale à mourir
Déposé en juin 2025 par la députée conservatrice Tamara Jansen (Cloverdale—Langley City, Colombie-Britannique), le projet de loi C-218, Loi modifiant le Code criminel (aide médicale à mourir), veut empêcher que les troubles mentaux soient dorénavant considérés comme «un problème de santé grave et irrémédiable à l’égard duquel une personne pourrait recevoir l’aide médicale à mourir».
Dans une déclaration publiée le mercredi 4 février 2026, la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) demande aux députés de la Chambre des communes de voter en faveur de ce projet de loi.
«Les troubles mentaux ne sont pas nécessairement irrémédiables», déclare la CECC.
S’ils reçoivent de l’aide et des traitements adéquats, les personnes vivant avec des troubles mentaux peuvent obtenir «des résultats positifs à long terme» ainsi qu’«un horizon d’espérance et de guérison».
La conférence épiscopale demande également au premier ministre Mark Carney de permettre à tous les députés de voter librement, «selon leur conscience», sur le contenu de ce projet de loi.
















































