La province canadienne de la Congrégation du Très Saint Rédempteur (Les Rédemptoristes) est visée par une action collective en raison d’agressions sexuelles qu’auraient commises des membres québécois de cette communauté.
Il s’agit d’une seconde action collective intentée contre cette congrégation religieuse. En 2015, les Rédemptoristes avaient entériné un règlement de 20 M$. Cette somme (moins les honoraires des avocats) avait ensuite été répartie entre 111 ex-étudiants du Séminaire Saint-Alphonse de Sainte-Anne-de-Beaupré.
Selon l’avocat Antoine Duranleau-Hendrickx, «les Rédemptoristes ont fait d’autres victimes à l’extérieur de cet établissement». La nouvelle action collective, si elle est autorisée par la Cour supérieure du Québec, entend indemniser toutes les victimes de rédemptoristes depuis 1940, à l’exception de celles qui ont fréquenté le Séminaire Saint-Alphonse entre 1960 et 1987.
La demande d’autorisation d’exercer une action collective, déposée le 18 février 2026, comporte trois témoignages de présumées victimes.
Un homme indique avoir été agressé à répétition alors qu’il avait entre 8 et 12 ans par le rédemptoriste Jules Dallaire, alors curé de la paroisse de Desbiens. Les agressions auraient eu lieu au presbytère et dans un chalet appartenant à la congrégation.
Une seconde victime, une femme aujourd’hui âgée de 79 ans, déclare avoir été agressée par le père Denis Benoît, alors vicaire dans une paroisse de Coaticook dans les années 1960. Cette femme indique s’être confiée à une religieuse ursuline du couvent de Stanstead qui a obtenu un rendez-vous d’urgence auprès de l’archevêque Georges Cabana. Ce dernier promet à la religieuse et à la jeune femme de «s’en occuper».
Jeudi, la congrégation religieuse a émis une brève déclaration. «Nous examinons présentement cette action collective et nous formulerons une réponse à une date ultérieure, conformément aux politiques et procédures applicables à de telles situations.»
«Dans l’intervalle, les Rédemptoristes demandent au public de prier pour toutes les victimes d’abus», ajoute Jason O’Rourke, assistant administratif provincial auprès de la Province du Canada de la Congrégation du Très Saint Rédempteur. La congrégation comme actuellement 73 membres dans tout le Canada.
De Trois-Rivières à Saint-Jean-Longueuil
Nommé évêque coadjuteur de Saint-Jean-Longueuil le 11 février 2026, Mgr Martin Laliberté confie avoir bien apprécié les quatre dernières années passées au diocèse de Trois-Rivières.
«J’y ai créé de bons liens, dit-il. J’aime l’équipe avec laquelle j’ai travaillé. Comme partout ailleurs dans l’Église du Québec, il y a là de bons défis à relever. C’est pourquoi on a entrepris, tous ensemble, une réflexion diocésaine sur l’avenir et la transformation missionnaire de notre Église.»
«Et voilà que je suis nommé ailleurs», lance-t-il, un sourire dans la voix.
Le lendemain de l’annonce de sa nomination, Mgr Laliberté reconnaît avoir lu dans son intégralité le plan stratégique appelé Horizon 2030 qu’a récemment adopté le diocèse de Saint-Jean-Longueuil afin de «guider le travail pastoral des communautés, mouvements et services diocésains jusqu’en 2030».
Il se dit en accord avec la vision d’«une Église très engagée et très engageante pour les gens» qui est proposée dans ce document.
Ce plan stratégique énonce plus spécifiquement 17 orientations pastorales pour l’avenir du diocèse. «J’ai lu tout cela et je ne me suis pas pris les pieds dans aucune de ces orientations», dit-il
«Je me suis dit: »Voilà un programme de vie et d’Église missionnaire qui correspond à ce que je veux vivre ».»
Annuaire

L’édition 2026 de l’Annuaire de l’Église catholique au Canada, une brique de 1176 pages, vient tout juste de paraître (Novalis).
Cet annuaire, publié depuis 1983, propose la liste complète du personnel de tous les diocèses catholiques canadiens, les noms de tous les membres du clergé ainsi que des données sur les congrégations religieuses masculines et féminines du pays.
Il s’agit toutefois de la dernière révision annuelle de ce livre de références qui ne paraîtra pas en 2027. L’Annuaire de l’Église catholique au Canada sera désormais publié aux deux ans, indique l’éditeur.
















































