La Chocolaterie des pères trappistes de Mistassini vient d’être vendue. Les nouveaux propriétaires, deux cadres déjà à l’emploi de l’entreprise, entendent « proposer de nouveaux produits et demeurer à la fine pointe de l’innovation ».
En achetant à parts égales cette chocolaterie où ils travaillent depuis quelques années, Joel Lavoie, le directeur de l’usine, et Bruno Lefebvre, son directeur des finances, ne cachent pas qu’ils tenaient à « assurer la pérennité des emplois ».
« Il était très important pour nous que ces emplois demeurent ici et que les équipements ne soient pas déménagés à l’extérieur de la région », indique en entrevue Joel Lavoie, qui va poursuivre son travail de production et de mise en marché des produits.
C’est en 2022 que les trappistes prennent la décision de vendre leur monastère de Mistassini. En 2023, ils votent la suppression même de leur communauté qui comptait alors huit membres.
En octobre, la MRC de Maria-Chapdelaine annonce avoir déposé une offre de 3 M$ afin d’acquérir « les terres et le monastère historique » des pères trappistes. Toutefois, « la chocolaterie des pères trappistes est exclue de cette transaction », précisait-on.
« L’idée première des pères était de vendre l’entreprise à des gens qui voulaient la maintenir dans la région. On a alors levé la main et manifesté notre intérêt. On s’est entendus sur un prix et voilà, on continue », indique Joel Lavoie, directeur de l’usine depuis sept ans.
Le montant de la transaction n’a pas été rendu public.
Pérennité
« Nous sommes très heureux que ce soit deux personnes, déjà impliquées dans le développement de la chocolaterie, qui prennent la relève », indique de son côté l’abbé Clément Charbonneau, qui réside dorénavant à l’abbaye Val Notre-Dame de Saint-Jean-de-Matha. « Nous sommes confiants pour la pérennité de l’institution. »
M. Lavoie explique que le terme « trappiste » ne fait dorénavant plus partie du nom de l’entreprise. C’était l’une des conditions de vente. « Mais on a conservé la recette des moines », lance-t-il.
Douze employés travaillent à l’année à la Chocolaterie des pères de Mistassini. Quelque 30 autres occupent des emplois saisonniers. « Le but souhaité, c’est que les 30 personnes qui travaillent six mois par année deviennent permanents », dit Joel Lavoie.
Pour obtenir un tel résultat, il est nécessaire que « nos ventes augmentent et que l’on occupe plus de parts de marché », confie-t-il.
Il explique que depuis septembre, un nouveau courtier-distributeur propose « à la grandeur du Québec » les produits de la chocolaterie de Mistassini. L’impact d’une telle stratégie est déjà visible puisque cette année, avant Pâques, toutes les grandes bannières (marchés d’alimentation et pharmacies) ont offert les emballages colorés de la Chocolaterie des pères.
















































