Plus de 70 congrégations religieuses et groupes catholiques du Canada, ainsi que 500 individus, demandent au gouvernement canadien de ne plus « consacrer de fonds publics à l’industrie pétrolière et gazière ». Le gouvernement devrait plutôt offrir un appui financier à des « secteurs et programmes à faible émission de carbone », une stratégie essentielle dans « la lutte contre l’urgence climatique ».
Dans une lettre remise le jeudi 28 mai au premier ministre du Canada, les signataires estiment que « la récession engendrée par la COVID-19 conjuguée à l’urgence climatique » ne peuvent qu’obliger le gouvernement et toute la société à « faire preuve de créativité afin d’imaginer ensemble de nouvelles façons de gérer notre économie ».
« Un monde post-COVID n’est possible que par une transition mondiale juste vers une économie à faible émission de carbone où le fardeau de la responsabilité incombe aux pays économiquement riches qui polluent le plus », ajoute cette lettre endossée notamment par vingt-cinq groupes et communautés du Québec, dont le Centre justice et foi, le Service de pastorale sociale des diocèses de Nicolet et de Montréal, les Sœurs de Sainte-Anne, les Sœurs Grises de Montréal et les Ursulines de l’Union canadienne.
Les signataires souhaitent aussi que le Fonds monétaire international (FMI) « annule la dette des pays les plus pauvres afin qu’ils puissent relever les défis de la pandémie actuelle ainsi que ceux liés aux changement climatique ».
Rendue publique à l’occasion du 5e anniversaire de la publication de Laudato si‘, l’encyclique du pape François sur l’environnement, le lettre au premier ministre Trudeau indique que les signataires, « en tant que communauté de fidèles catholiques, [s’engagent] à faire en sorte que [leurs] choix individuels et collectifs prennent soin de toute la Création.
« Nous exhortons le gouvernement canadien à se joindre à cet engagement et à prendre des mesures concrètes immédiates pour aplatir la courbe du réchauffement climatique et s’orienter vers un avenir juste et durable », écrivent-ils.
***
















































