Le documentaire de Bruno Carrière, 1948, l’affaire silicose: l’histoire d’une injustice, vient d’obtenir le prix du Meilleur film canadien lors de l’édition 2024 du Festival international du film sur le travail au Canada.
Ce film de 33 minutes rappelle qu’en mars 1948, Burton LeDoux, un journaliste franco-américain, signe dans la revue jésuite Relations une longue enquête-terrain sur une étrange maladie industrielle, la silicose, qui rend malade et tue les mineurs de Saint-Rémi d’Amherst, une petite localité des Laurentides.
Le Festival international du film sur le travail au Canada, connu sous le nom de Canadian Labour International Film Festival (CLiFF), se tient durant le mois de novembre. Cette année, douze documentaires étaient en lice, et ont été présentés en rafale dans quelque 70 salles de projection, souvent des locaux de syndicats situés dans de grandes villes du Canada.

Le prix du Meilleur film canadien, décerné par le public qui a assisté aux films en compétition, récompense une œuvre qui raconte avec brio « des histoires de travailleurs, syndiqués ou non », et qui fait « entendre la voix de ceux et de celles qui cherchent la justice et la dignité en milieu de travail ».
« Je suis très honoré de recevoir ce prix pour mon documentaire », a déclaré le réalisateur Bruno Carrière. « Je tiens à exprimer toute ma reconnaissance à l’équipe du CLiFF, ainsi qu’aux festivaliers qui ont voté pour mon film. »
Sculpture
De son côté, la municipalité d’Amherst va de l’avant avec son projet de création et d’installation d’une sculpture monumentale commémorative en l’honneur des mineurs décédés de la silicose.
Lors de leur rencontre du 15 octobre 2024, les membres du conseil municipal ont confié à l’Atelier de la pierre Trilobe, du tailleur de pierre et sculpteur Adrien Bobin, le mandat de réaliser cette œuvre qui sera installée devant l’église de Saint-Rémi, fermée au culte en 2015 et convertie depuis en salle multifonctionnelle.
Le Bulletin municipal d’Amherst présente ainsi la sculpture projetée: « un casque de mineur fragmenté à l’intérieur duquel seront inscrits les noms des mineurs décédés et dans lequel les visiteurs pourront entrer ».
















































