Pas de doute. Cette photo du pape François, prise lors de son « pèlerinage pénitentiel » au Canada en 2022, paraîtrait fort bien dans un bulletin paroissial ou encore dans le webzine d’une association caritative.
Trouvée en quelques secondes sur le Web, il suffit en fait d’un simple clic pour se l’approprier et l’insérer dans la publication que l’on prépare pour un mouvement, une communauté religieuse, une paroisse ou même un diocèse catholique.
« Mais ne faites pas cela », avertit aujourd’hui Philippe E. Blain, le directeur général de la Société de Saint-Vincent de Paul du Canada (SSVP). « Ne l’utilisez surtout pas parce que cette photo est peut-être protégée par le droit d’auteur ».
Le dirigeant de la SSVP l’a appris récemment à la dure. Les conséquences d’une telle utilisation, même faite de bonne foi, peuvent être « très coûteuses », dit-il.
Dans la plus récente édition de l’infolettre de son organisme, il indique avoir reçu récemment une lettre d’une entreprise de gestion des droits d’auteurs lui indiquant qu’il n’était pas le propriétaire d’une photo du pape insérée dans le site Web de la SSVP. Il devait donc verser une amende importante – plus de 600 $, confie-t-il – parce son organisme avait utilisé « sans licence une image protégée par le droit d’auteur ».
« Nous n’avions pas le choix de payer mais nous avons réclamé et obtenu un prix moindre parce que nous sommes un organisme sans but lucratif », reconnaît Philippe E. Blain.
« La reproduction sans licence de la propriété intellectuelle d’autrui peut violer les droits du propriétaire, qui a alors le droit d’exercer un recours contre ceux qui ont porté atteinte à cette propriété », explique dorénavant le directeur général à ses membres, habituellement des bénévoles, qui sont responsables de la mise en page de ces publications locales et régionales qui présentent le travail de l’organisme de charité.
Il leur explique aussi que « la protection intellectuelle et l’obtention des droits de licence relèvent de la responsabilité de toute personne gérant les sites Internet, les réseaux sociaux et autres programmes de sensibilisation de la SSVP ».
Son conseil est très ferme. « Vous devez utiliser uniquement des images sous licence ou gratuites dans vos communications », clame le directeur général qui souhaite que son avertissement soit entendu par les paroisses, les organismes et les diocèses qui pourraient céder à la tentation d’illustrer leurs publications avec de belles photographies du pape ou d’événements religieux glanées sur le Web.
« Prenez l’habitude de vérifier la source de votre contenu, vous dormirez mieux », ajoute Philippe E. Blain qui suggère de recourir à des sites qui partagent des images libres de droits comme Pixabay, Unsplash et FreeImages.
















































