Le diocèse de Joliette devra verser une somme de 5,3 M$ à titre de règlement d’une action collective visant à indemniser les personnes ayant été agressées sexuellement par des membres du clergé diocésain entre 1940 et aujourd’hui.
Le jeudi 30 octobre 2025, le juge Donald Bisson a approuvé une entente de principe intervenue entre les avocats du diocèse et ceux des victimes présumées afin de «mettre fin au litige sans admission de responsabilité» et afin de permettre aux victimes «d’être indemnisées le plus rapidement possible et de manière définitive».
Le juge révèle qu’à ce jour près de 30 personnes se sont inscrites à ce recours. Il explique aussi que chacune de ces victimes peut espérer recevoir un «montant brut approximatif» se situant entre 100 000 $ et 150 000 $ en moyenne. Chacune recevra aussi une lettre d’excuses de la part des autorités du diocèse de Joliette.
«Je prie pour toutes les victimes et pour l’ensemble de la communauté, afin que la lumière de l’espérance éclaire les pas de celles et ceux qui cherchent la paix intérieure», a déclaré, par voie de communiqué, l’évêque Louis Corriveau.
«Conscients que cette somme d’argent ne pourra jamais faire disparaître toute la souffrance infligée aux victimes, l’équipe diocésaine et moi-même espérons que ce règlement permettra aux victimes d’entreprendre un chemin de guérison serein», a ajouté l’évêque de Joliette.
Mgr Corriveau n’émettra pas d’autres commentaires au sujet de jugement, a-t-on indiqué.
C’est la juge à la retraite Claudette Picard qui a été nommé adjudicatrice. Elle devra décider, après avoir rencontré des réclamants, si elle accepte ou rejette les demandes d’indemnisation qui lui seront soumises.
Le juge Bisson mentionne que 10 des quelque 30 victimes inscrites à ce recours ont participé à une récente audience durant laquelle il lui ont fait part de leur acceptation de l’entente intervenue avec le diocèse. Parmi ce groupe, il y avait, a tenu à préciser le magistrat, «la fille d’un membre qui s’est suicidé en 2022».
Pour le juge, cette entente entre le diocèse et les avocats des victimes s’avère «juste, raisonnable et équitable» et elle répond «aux meilleurs intérêts» des victimes.
De plus, la procédure de réclamation qui a été acceptée par toutes les parties se veut «simple et rapide». Le juge Donald Bisson estime que c’est là un avantage considérable «compte tenu de l’âge avancé de plusieurs et du temps écoulé depuis le moment où ils ont subi les agressions sexuelles à l’origine de leur réclamation».
École Monseigneur-Jetté
En 2023, lors de l’autorisation de cette action collective, il avait été révélé qu’une victime présumée avait dénoncé des gestes qu’aurait commis Mgr Édouard Jetté, évêque auxiliaire de Joliette.
Une école primaire de Notre-Dame-des-Prairies honore la mémoire de cet évêque. Des responsables du Centre de services scolaire des Samares ont récemment déclaré à la station CFNJ de Joliette qu’ils allaient analyser «la situation avant de décider de la suite des choses», soit conserver ou non l’appellation «école Monseigneur-Jetté».













































